L’Institut Pasteur confirme la détection de deux cas du variant britannique

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L'Institut Pasteur confirme la détection de deux cas du variant britannique
L'Institut Pasteur confirme la détection de deux cas du variant britannique
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L’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) a confirmé avoir détecté deux cas de contamination par le variant britannique du coronavirus, dans un communiqué publié dans la soirée de ce jeudi 25 février 2021.

« Dans la continuité des activités de séquençage des virus SARS-CoV-2 (…) l’Institut Pasteur d’Algérie a détecté sur des PCR positives, datées du 19 février 2021, deux variants britanniques portant les mutations N501Y et D614G avec délétion des positions 69-79 qui sont des signatures génétiques de ce variant (Détecté pour la première fois le 20 septembre 2020 dans la ville de Kent en Grande Bretagne) », a annoncé l’IPA.

Le même communiqué explique que « ces deux souches mutantes ont été détectées chez un membre du personnel de santé de l’EHS de Psychiatrie de Chéraga, actuellement isolé » et « chez un immigré retournant de France pour l’enterrement de son père ».

L’institut Pasteur fait ensuite savoir que des alertes ont déjà eu lieu auparavant, notamment au CHU Beni Messous et récemment à l’EPH Zmirli à Alger, et dont les résultats de la recherche des 04 variants (De Grande Bretagne, d’Afrique du Sud, du Brésil et du Japon) ont été négatifs ». Il s’agissait ainsi de la souche classique de coronavirus.

« A titre d’information, le nombre de pays et territoires où se trouve le variant britannique (COV202012/01) du coronavirus s’élève à 86, soit six de plus par rapport à la semaine du 07 février, a annoncé mercredi l’OMS. Les données récentes montrent que le variant britannique va devenir le virus dominant dans les prochains mois », fait savoir cet établissement.

Benbouzid dément la détection du variant britannique en Algérie, l’Institut Pasteur confirme

Le ministre de la Santé, Abderahmane Benbouzid, affirmait pourtant, dans la journée, qu’aucun variant anglais n’a été dépisté en Algérie. Il a démenti un article du quotidien El Watan qui faisait état du dépistage, par l’Institut Pasteur, de deux contaminations par ce variant à Alger.

Dans son édition d’aujourd’hui, le quotidien affirme que deux cas ont été détectés le weekend dernier par l’Institut Pasteur, soit le 19 février, comme expliqué par cet établissement de santé dans le communiqué de ce soir. El Watan donnait également plus de détails à propos de la première victime, expliquant qu’il s’agissait d’une jeune infirmière exerçant à l’hôpital psychiatrique de Chéraga, à Alger.

Le communiqué de l’Institut Pasteur est d’autant plus surprenant que le ministre de la Santé a démenti les informations publiées par le quotidien aux côtés du DG de l’IPA, DR. Fawzi Derrar, présent à la même conférence, qui n’a pas non plus donné plus de détails à ce propos alors que les faits remontent au 19 février.

L’Institut Pasteur conclut dans son communiqué que « sur le plan épidémiologique, l’Algérie a enregistré ces dernières semaines une certaine stabilité du nombre de cas de contamination par le coronavirus Covid-19. Cependant, il est important de rappeler encore une fois que la grande attention portée aux mesures de distanciation sociale et le port de masque de protection dans le cadre du protocole sanitaire sont les meilleurs garants du maintien de la stabilité enregistrée actuellement », conclut l’IPA.

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