Festival européen: Éclats de lumières et de sonorités avec Salim Dada, Amin Hafiz, Amin Kouider et Hind

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Festival européen: Éclats de lumières et de sonorités avec Salim Dada, Amin Hafiz, Amin Kouider et Hind
Festival européen: Éclats de lumières et de sonorités avec Salim Dada, Amin Hafiz, Amin Kouider et Hind

Fado, Takht arabe, concertos de Chopin et symphonie de Dvorak au 21 ème Festival européen en Algérie.  


Applaudissements nourris pour le jeune pianiste Amine Hafiz, mardi 29 juin au soir, après un récital consacré au compositeur romantique polonais Frédéric Chopin, au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi d’Alger (TNA), à la faveur du 21 ème Festival européen en Algérie qui se pousuit jusqu’au 2 juillet.


Avec beaucoup de concentration, Amine Hafiz a exécuté, entre autres, la valse n°17 (posthume), le prélude n°4, le Nocturne n°2 et la ballade n°1 de Chopin, reconnu aussi comme un grand pianiste.


C’était la première grande scène pour cet élève de l’Académie internationale de musique et de danse Algérie (ACIMA) d’Amin Kouider.


« J’ai commencé à douze ans avec une application sur mon téléphone. J’ai appris la musique sans partition. Je ne connaissais pas le solfège. Après, et à partir de 2011, j’ai suivi pendant deux ans des cours à la maison avec Mohamed Guechoud. C’est grâce à lui que je suis là. J’ai été suivi ensuite par une autre professeure de musique pour parfaire mon niveau », a confié Amine Hafiz, à 24 H Algérie, après le récital.

« Je souhaite faire de plus en plus de concerts »

Après des études en France, le jeune pianiste a continué à apprendre seul la musique . « Là, je souhaite faire de plus en plus de concerts et de concours. Être à ACIMA me permet d’être en contact permanent avec des musiciens talentueux. Avec Amine Kouider, je veux apprendre à monter sur scène, faire des concertos pour piano, violon ou d’autres instruments. En parallèle, je fais des études en sciences commerciales », a-t-il confié.

Ses références ? « Chopin, Liszt, Mozart, Beethoven », a-t-il répondu sans hésiter.

« Le nouveau monde » de Dvorak au Festival européen

En deuxième partie de soirée, l’orchestre ACIMA, mené par Amin Kouider, a joué la symphonie du « Nouveau monde » d’Antonin Dvorak, le compositeur légendaire de Bohême (à l’époque sous Empire autrichien, actuellement en Tchéquie). La symphonie numéro 9, dite du Nouveau monde, a été composée vers 1893 par Dvorak, alors établi à New York. Elle est composée en quatre mouvements : Adagio, Longo, Scherzo et Allegro con fuoco.


Le mouvement numéro 4 est le plus célèbre, utilisé notamment dans les musiques de films, les publicités et les pièces de théâtre.


ACIMA est, pour rappel, la première académie internationale de musique et de danse privée en Algérie. Située à Alger, elle assure des cours d’instruments, de théorie de musique, de musique moderne et d’activités d’ensemble (chorale et orchestre). Elle organise également des stages et des masters class d’été pour enfants et adultes.


« Waslatou El Achwaq » à l’expression soufie

Salim Dada et Cie ont, pour leur part, présenté, lundi 28 juin, un concert inédit, « Waslatou El Achwaq » avec des mouwachahat, de la musique spirituelle et takht arabe. Le compositeur et musicien Salim Dada, à la guitare, était accompagné de Berkane Mekhedmi, au violon, Habib Boumekous, à l’oud, Mehdi Djama, au saxophone, Amina Mekkaoui, à la contre basse, Oussama Mebarka et Hicham Boutahraoui, aux percussions, ainsi que Youcef Soltani, Abderrahmane Akrout, Ahmed Hadj Kouider, Redha Derriassa au chant.


 « J’ai choisi des textes de Hassan Ibn Thabit en passant par Safi al-Din al-Hilli jusqu’à Ibrahim Ibn Ali Al Qayrawani qui est originaire de M’Sila. J’ai aussi pris des textes d’Ibn Khatib, d’Ibn Sahl Al Andaloussi et d’Ibn Nubata Al Misri. La poésie est soufie et le traitement musical est moderne non seulement sur l’arrangement que sur l’idée de travailler sur l’unité motivique dans la composition », a expliqué Salim Dada, dans une interview à 24 H Algérie.


Parfums de fado et d’andalous

Chanteuse de Bossa Nova, à l’origine, Meriem Boukela (Hind pour le nom de scène), a eu un savoureux « vous êtes belle », de la part d’une dame présente parmi le public, au TNA, lundi 28 juin, après un concert 100 % fado.


Hind était avec Nazim Bakour, à la guitare et au luth, Farid Mokadem au ney et Soheib Stambouli à la mandoline. Les trois musiciens ont constitué le trio Alg Rio.


« Une association de trois musiciens qui viennent d’univers éclectique. Deux musiciens d’andalous et un musicien de session. L’idée était de réunir nos trois influences et notre amour pour la musique brésilienne et l’andalous. Nous avons aussi des influences ouest africaines et sud américaines. Nous faisons aussi de l’improvisation, ce n’est pas courant dans la musique traditionnelle algérienne. Pour des musiciens andalous, c’est une façon de s’exprimer, de se lâcher un peu », a expliqué Nazim Bakour, également compositeur.


« Un projet musical ouvert »

Il y a, selon lui, des modes andalous (comme le sihli) qui se rapprochent du fado dans l’expression mélancolique. « Alg Rio est un projet musical ouvert, c’est une formation qui peut fonctionner à trois, quatre, voire à six musiciens », a-t-il noté.
La rencontre d’Alg Rio et de Hind était inédite sur scène.


Hind a interprété des morceaux célèbres du fado comme « Solidao », « Haja o que houver », « Cavalo a solta » et « Desengano ». Elle a terminé son show debout avec l’immortel « Sou fliha das ervas » (je suis une fille d’herbes) d’Amalia Rodriguez, la diva portugaise du fado.


Alg Rio prépare son premier album. « Il y aura des chansons et des titres instrumentaux en arabe et en portugais brésilien. Le concert d’aujourd’hui a été filmé. Un DVD sortira après », a annoncé Nazim Bakour.


Ce jeudi 1 juillet, le groupe Dimastand, formé de musiciens de Béchar, et qui fait de la fusion Diwan-Reggae, sera sur scène. Place sera donnée, vendredi 2 juillet, pour la soirée de clôture du Festival européen, à un ensemble de dix jeunes musiciens, réunis pour la première fois sur scène.

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