Création commissariat aux énergies renouvelables

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Création commissariat aux énergies renouvelables
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Le commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique est créé en vertu du décret exécutif portant sa création, son organisation et son fonctionnement.

Publié au journal officiel n°20, le 10 mars dernier, ce décret exécutif stipule que le commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique est chargé de contribuer au développement national et sectoriel des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Selon l’article 6 de ce même décret, le commissariat est chargé également, d’évaluer la politique nationale de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, les outils mobilisés pour sa mise en œuvre ainsi que leurs retombées et d’élaborer les rapports d’évaluation annuels y afférents.

L’action de cette institution, pourrait être notamment portée sur le soutien technique et l’accompagnement auprès des bailleurs de fonds des PME algériennes porteuses de projets de petite et moyenne taille.

La conception et la fabrication de chauffe-eau solaires et de kits de climatisation solaires, ainsi que le stockage sous froid de produits agricoles seraient les créneaux les plus favorisés dans le programme national des énergies renouvelables (2010 – 2030).

La création du Commissariat national aux Energies renouvelables et à l’efficacité énergétique permettra de faire face aux obstacles et aux difficultés entravant la mise en œuvre, sur le terrain, du programme national en la matière.

Le Commissariat des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique est dirigé par un commissaire désigné par décret présidentiel et un conseil d’administration composé des représentants de différents secteurs activant dans ce domaine.

Le Commissariat est assisté dans ses missions par un Conseil consultatif composé de compétences nationales reconnues dans ce domaine, d’opérateurs économiques et de représentants de la société civile. Ce conseil se veut un espace de consultation et une force de proposition pour le développement des énergies renouvelables et la promotion des mesures de l’efficacité énergétique.

Energies renouvelables et sécurité énergétique

11 ans après le lancement du programme national des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, il s’est avéré que sa mise en œuvre est entravée par plusieurs obstacles et difficultés dont le financement, l’insuffisance en matière de compétences techniques locales et le manque de coordination entre les différents secteurs.

Certains experts, à l’image de Tewfik Hasni, soulignent l’existence de freins et des lobbys pétroliers qui cherchent à accorder la primeur aux énergies fossiles, au détriment des énergies renouvelables. « Ces lobbys dépensent 200 milliards de dollars par an pour pouvoir faire face à cette alternative qui apparait », affirme-t-il. Ces derniers ne souhaiteraient pas voir le développement de ces alternatives.

Pour l’ancien ministre de l’Energie, Abdelmajid Attar, l’Algérie a échoué dans le plan de transition énergétique. Pour lui la principale raison de cet échec est le prix du baril du pétrole resté élevé pendant des années.

L’Algérie doit, selon lui, réduire graduellement l’investissement dans la production conventionnelle d’électricité et la remplacer par les nouvelles énergies.

Les experts affirment que le développement des énergies renouvelables et des mesures de l’efficacité énergétique constituait une « alternative à la sécurité énergétique dans le développement économique, la préservation de l’environnement et la lutte contre le changement climatique ».

Le programme national des énergies renouvelables prévoit d’ici 2030 d’atteindre 27% de renouvelable dans le mix national énergétique, ce qui induirait pour le pays une économie annuelle de 38 milliards de m3 de gaz naturel. L’Algérie s’engage dans une nouvelle ère énergétique durable. Le programme des énergies renouvelables actualisé consiste à installer une puissance d’origine renouvelable de l’ordre de 22.000 MW à l’horizon 2030 pour le marché national, avec le maintien de l’option de l’exportation comme objectif stratégique, si les conditions du marché le permettent.

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