Classée 72e, l’Algérie mauvais élève de l’environnement

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L'Algérie est un mauvais élève dans le domaine de l’environnement, selon le classement mondial Green Future Index réalisé par le MIT Technology Review

L’Algérie est un mauvais élève dans le domaine de l’environnement, selon le classement mondial Green Future Index réalisé par le MIT Technology Review.

Notre pays est classé 72ème sur un total des 76 pays les moins soucieux des changements climatiques de la planète. L’Algérie se trouve juste devant la Russie, l’Iran, le Paraguay et, le Qatar, classé à la 76ème place, la dernière, et qui jouit ainsi du statut peu glorieux du pays le moins soucieux de l’environnement.

Pour un pays qui affirme faire de la transition énergétique un des objectifs premier de l’action gouvernementale, l’Algérie semble très loin du compte et de ses ambitions.

Le Green Future Index du MIT (Massachusetts Institute of Technology) passe en revue 76 pays à partir de cinq critères: les émissions de CO2, la transition énergétique, la société verte, l’innovation verte et la politique climatique.

L’Algérie parmi les abstentionnistes du climat!

Les pays figurant au bas du classement sont l’Algérie, la Russie, l’Iran, le Paraguay et pour finir le Qatar. Ils sont considérés comme des «abstentionnistes du climat».

Ils ne sont pas les seuls à être considérés comme tels. 16 pays figurants aux derniers rangs sont également qualifiés d’«abstentionnistes». Il s’agit pour une bonne part de pays pétroliers et gaziers qui évidemment n’ont rien à gagner à la transition énergétique et l’appréhendent même comme une menace pour leur prospérité et leur modèle économique. On retrouve dans ce lot l’Arabie Saoudite, le Koweït, l’Algérie, la Russie, l’Iran, le Qatar.

Il y aussi en bas du classement une autre catégorie de pays ou d’entités politiques qui politiquement et économiquement ont des priorités toutes autres, à l’image de l’Ukraine, Hong Kong, la Turquie et le Bangladesh.

L’Algérie en manque d’innovation verte

Selon les critères retenus dans ce document, l’Algérie doit son mauvais classement général notamment à celui de l’innovation verte et de la politique climatique, domaine où le pays est classé au 75e rang juste devant le Paraguay et derrière la Qatar.

L’autre critère qui nous pousse vers le bas du classement général est celui de la société verte. L’Algérie, selon le document, ne fait pas d’efforts significatifs sur ce plan notamment en matière de construction écologique, de recyclage et de forestation. Ce qui lui vaut le 67 rang dans le MIT.

En haut du classement on retrouve trois pays nordiques: l’Islande, le Danemark et la Norvège.

Le rapport considère l’année 2020 comme un «moment décisif» dans la réponse au changement climatique. «La Covid-19 a été la démonstration la plus spectaculaire de la force de la nature. Elle a d’un côté augmenté la prise de conscience de l’interconnexion entre les habitats, le climat, la santé humaine et la prospérité mondiale et de l’autre créé des circonstances uniques qui permettent aux gouvernements de reconstruire leurs économies en investissant dans les technologies vertes, les infrastructures, les transports et l’industrie

Le MIT met en avant en conclusion deux éléments clés de la transition. D’une part, l’importance de la décennie qui commence et qui sera déterminante pour approcher en 2050 des objectifs massifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et, d’autre part, les avantages que vont obtenir les pays les plus avancés dans ce domaine.

«La décennie sera marquée par plusieurs transitions, vers des énergies propres, la décarbonation de l’industrie, l’arrivée à maturité des systèmes de taxe carbone et d’autres changements majeurs dans les transports, l’agriculture, la façon de s’alimenter et les normes sociales», écrit le MIT. Il souligne aussi que «si les économistes soulignent la difficulté de maintenir le système capitaliste traditionnel tout en passant à un modèle durable qui consiste à réduire plutôt que continuer à augmenter la consommation, il y a un aspect à cette transformation qui permet d’être optimiste. Il consiste à mettre l’accent sur les avantages compétitifs qui seront gagnés par les économies qui feront la transition le plus rapidement. Leurs entreprises seront les plus modernes, les plus avancées technologiquement et les mieux placées pour naviguer dans un nouvel environnement réglementaire et attirer les investissements et les talents. Dans l’avenir, vert sera synonyme de compétitivité».

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