Le ministre des Affaires religieuses se prononce sur la prière du vendredi

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Covid-19: le prêche du vendredi prochain consacré au respect des mesures de prévention
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La reprise de la prière du vendredi dans les mosquées préoccupe les autorités au même titre que la date de la rentrée scolaire ou la réouverture des frontières, a affirmé le ministre de Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, lors d’une conférence de presse animée jeudi 01 octobre 2020 à Biskra.

Youcef Belmehdi était en visite de travail dans cette wilaya phoenicicole. Il a inspecté la mosquée « Atik » à Bordj Ben Azzouz, la zaouia Ali Benamor à Tolga avant de visiter l’ancienne mosquée de Khenguet Sidi Nadji. Le ministre des Affaires religieuses a aussi inauguré la mosquée « Hamza ibn Abd al-Muttalib » à Zeribet El Oued, pouvant accueillir 8.000 pratiquants et celle, « Zakaria », à Aïn Naga, pouvant accueillir 2.000 pratiquants.

Il a animé une conférence de presse à la zaouïa Qadiriyya, à la fin de sa visite, où il a évoqué la reprise de la prière du vendredi. Celle-ci est restée suspendue depuis mars 2020 en raison de l’épidémie de coronavirus, malgré la réouverture progressive des mosquées qui n’abritent actuellement que les prières du dohr, asr et maghreb.

Youcef Belmehdi a affirmé que la reprise de Salat El Djoumouâ « est toute aussi préoccupante que le retour des élèves aux classes ou la réouverture de l’espace aérien et des frontières algériennes ». La reprise, dépend, a-t-il déclaré, « du respect par les citoyens des mesures de préventions, telles que préconisées par le comité scientifique chargé du suivi de l’épidémie de coronavirus ».

Des appels à la reprise de la prière du vendredi dans les mosquées sont relayés sur les réseaux sociaux et ce, depuis plusieurs semaines. Les auteurs de ces appels jugent « injustifiée » la décision de maintenir la prière du vendredi suspendue, tandis que plusieurs activités ont déjà été autorisées à reprendre.

Des internautes soupçonnent même que la suspension de Salat El Djoumouâ est maintenue pour des raisons politiques. Les mosquées étaient le point de départ des manifestations durant le mouvement populaire, suspendu en mars en raison de l’épidémie de coronavirus.

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