Mardi du Hirak: des journalistes et manifestants interpellés

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Mardi du Hirak: des journalistes et manifestants interpellés
Mardi du Hirak: des journalistes et manifestants interpellés

Les forces de l’ordre ont de nouveau tenté d’empêcher le 116e mardi du Hirak dans plusieurs villes du pays. Dans la capitale, plusieurs journalistes ont été interpellés. Par ailleurs, des manifestants interpellés vendredi dernier ont été placés en détention provisoire.

Plusieurs journalistes et photographes ont été interpellés aujourd’hui, après vérification par les forces de l’ordre. Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), il s’agit de Sami Kharoum, du quotidien El Watan, Khaled Drareni, Feriel Bouaziz du site d’information Interlignes, Hakim Hammiche du site Tariq News et Mustapha Bestami du quotidien El Khabar.

Selon la même source, des étudiants et des citoyens habitués à participer aux mardis du Hirak ont également été interpellés. Le CNLD cite l’étudiante Tinhinane Lamari, Anes Chelfat ou encore le mineur Rahim Attaf, relâché, selon qui une vingtaine de personnes étaient avec lui, à bord du fourgon cellulaire dans lequel il a été embarqué.

A l’instar des précédents mardis, les forces de l’ordre ont mobilisé le même dispositif sécuritaire, tout au long de l’itinéraire de la marche des étudiants. Des éléments ont été mobilisés à la sortie de la station de train Agha à Tafourah.

Idem à Bejaïa, Constantine ou Tizi Ouzou, où la marche hebdomadaire du mardi a été réprimée. Le comité évoque de interpellation à Constantine, et une « chasse aux militants à Bejaïa ».

Des manifestants interpellés vendredi placés en détention provisoire

Plusieurs manifestants interpellés vendredi dernier et maintenus en garde à vue jusqu’à aujourd’hui, ont été placés en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’Hamed. Il s’agit de Afaf Megari, Toufik Melab, Sofiane Wazib, et Abdelhak Belhoumari.

Leur procès est renvoyé au 17 mai 2021. Ils sont accusés « d’incitation à attroupement », « attroupement non armé », « outrage à corps constitué », « atteinte à l’intégrité de l’unité nationale », « publications pouvant porter atteinte à l’intérêt national » .

Un autre manifestant s’est vu prolonger sa garde à vue. Il s’agit de Chafik Medjahed qui a été aussi présenté devant le procureur près le même tribunal.

A noter que des perquisitions ont été menées aux domiciles de quelques de ces manifestants.

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