Le monde dit Adios à « Quino » le père de Mafalda

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Mafalda est orpheline et tout le monde de la bande dessiné l’est avec elle. Joaquín Salvador Lavado Tejón, dit Quino, l’un des auteurs de BD de langue espagnole les plus connus au monde, est décédé en Argentine à l’âge de 88 ans.

Inconsolable depuis toujours, la petite fille de 56 ans à l’épaisse tignasse noire pleure son créateur, le dessinateur Quino (diminutif de Joaquin), annonce notamment l’institut Cervantes en rendant hommage à un des plus grands noms de la BD en langue espagnole.

Né en 1932 à Mendoza, en Argentine, ce fils d’immigrants espagnols publie son premier album en 1963. Mais c’est surtout le personnage de Mafalda, cette gamine brune angoissée par l’actualité, qui va le faire connaître. Elle naît en 1962 pour une campagne de publicité commandé par une marque d’électroménager.

Pourtant Mafalda n’a jamais été une bande dessiné pour les petites frimousses. Quino exprimait bel et bien des idées sur son époque, notamment sur la dictature militaire en Argentine. Il disiat « je dessine car j m’exprime mal ». Mais Mafalda s’exprime et s’exprime très bien. « Arrêtez le monde, je veux descendre », dit Mafalda, qui, à travers les obsessions du moment s’interroge sur les ravages de la mondialisation, les inégalités, l’échec des hommes politiques, la guerre dans le monde et la dictature, la condition féminine, mais aussi cette soupe au goût détestable.  « Tu vois comme il est beau le monde, explique Mafalda à son ours en peluche, désignant sa carte du monde. Eh bien, c’est parce que c’est une réplique. L’original est un désastre« .. Elle déteste la soupe, mais elle déteste encore plus la façon dont les adultes gèrent le monde. L’oeuvre de Quino est vite saluée par par Julio Cortázar, Gabriel García Márquez ou Umberto Eco.

Avec des millions d’albums vendus, Mafalda est devenue une icône de l’Amérique latine, mais aussi du monde hispanophone.

Après le coup d’Etat de 1976 en Argentine, Quino s’était exilé en Italie, puis en Espagne. L’Argentine mais aussi toute l’Amérique latine lui a rendu hommage dès l’annonce de son décès ce 30 septembre.

En 1999 il avait dit au jornal brésilien Folha de São Paulo Je n’ai jamais eu l’intention que Mafalda dure si longtemps [la dernière publication date de 1973, mais l’héritage est resté]. J’espérais que la situation du monde s’améliore, mais les politiques libérales rendent les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. »

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