La relance de notre économie nationale, entre ambitions, pessimisme ambiant et réalité du terrain

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La relance de notre économie nationale, entre ambitions, pessimisme ambiant et réalité du terrain
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Nous voilà arrivés à la fin d’une année 2021 pleine de défis, entre pandémie de la COVID-19 et crise économique mondiale, les indicateurs sont plutôt au rouge.

C’est indiscutablement le moment de faire les bilans et de se poser les bonnes questions sur l’avenir immédiat de notre économie. Nous ne sommes pas seuls dans le monde et nous subissons l’influence de notre environnement, les changements par vagues successives dérèglent toujours plus un écosystème déjà bien fragile.

La mondialisation impose ses règles. Elle n’épargne pas les plus faibles, écrasant sur son chemin les industries qui dépendent exclusivement de l’importation.

Alors que l’offre se réduit comme peau de chagrin pour les secteurs les plus névralgiques (matières premières, électronique, papier, industrie pharmaceutique…) et que la demande explose, les flux des marchandises à l’international connaissent un chamboulement jamais connu : les prix du transport maritime ont triplé voir quintuplés selon le pays d’origine de la marchandise.

Comment rester compétitifs dans ces conditions et ne pas répercuter inévitablement cette hausse des prix sur le consommateur final ? Les stocks existants finiront par s’épuiser et la logique de Supply Chain impose à ce que le renouvellement des marchandises puisse se faire en flux tendu pour éviter les pénuries.

Les défis sont nombreux, entre lourdeur bureaucratique et complexité du marché, lenteur dans la prise de décision l’entreprise peine à trouver son chemin.

C’est dans ce contexte complexe et cette conjoncture mondiale imprévisible que se débat aussi la PME- PMI algérienne, l’endettement se creuse, les charges augmentent et l’inflation affecte considérablement les ménages. Les déséquilibres s’accumulent et la pression se ressent au niveau des différentes strates de la société.    

Nous devons dépasser l’étape du diagnostic, chose dans laquelle excellent certains, nous devons maintenant passer à l’étape où il faut agir à travers des solutions concrètes :  Comment relancer notre économie nationale ? Comment protéger nos emplois ? Et surtout comment éviter l’enlisement dans la durée ? 

La solution de facilité aurait été de tomber dans un pessimisme noir, baisser les bras et laisser faire ou rejoindre le rang des observateurs détracteurs qui n’ont aucune valeur ajoutée pour le pays. Nous restons optimistes et nous nous battons chaque jour pour faire évoluer les mentalités. Nous refusons la médiocrité, l’inertie et l’immobilisme.

Chacun de nous a le devoir de faire changer les choses -dans le bon sens- et s’impliquer dans la relance économique, c’est une nécessité absolue, un instinct de survie.

Le terrain et encore le terrain, loin des salons feutrés et des discussions et réunions interminables tellement dépassées et inefficaces : L’heure est au travail – il faut occuper le terrain, motiver nos équipes, encourager la méritocratie, oublier les clivages, accepter la critique, développer les talents, remobiliser notre belle jeunesse pour un objectif commun ; redonner l’envie à tous de travailler et oublier les mauvais réflexes.

Les visions à court terme doivent disparaitre et chacun de nous doit faire à ses responsabilités. Nous devons réfléchir à mesurer la rentabilité nos actions, à évaluer le retour sur investissement de nos dépenses, à mettre en place objectifs smart et à éliminer définitivement le superflu et l’accessoire : nos réserves de change sont une richesse à préserver à tout prix.

La diversification notamment sur le plan agricole commence à donner ses premiers fruits, continuons sur cette lancée et encourageons d’autres initiatives similaires c’est un début prometteur. Nos startups développent des solutions innovantes, nos talents se distinguent par leurs ambitions et la qualité de leurs idées. Laissons la chance aux bonnes volontés et travaillons ensemble à relancer l’économie de notre nation.

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Amine MERED - Président du bureau d'Oran de la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC) et Directeur exécutif de Maghreb Emballage SPA

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