La journaliste Kenza Khattou, des étudiants et des dizaines de manifestants en garde à vue

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Procès de la journaliste Kenza Khattou: verdict le 1er juin
Crédit: Sami K.

Une journaliste, des étudiants et des dizaines de manifestants ont été placés en garde à vue dans la nuit du vendredi à samedi, après leur interpellation lors du 117e vendredi du Hirak et ce, dans plusieurs wilayas, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), qui recense toujours les cas.

Le 117e vendredi du Hirak a été empêché à Alger hier, 14 mai 2021, au 2e jour de l’Aïd El Fitr. Des centaines d’interpellations ont été réalisées par les forces de l’ordre. Des journalistes et photographes ont également été arrêtés et empêchés de faire leurs métiers. Les manifestations dans une vingtaine d’autres wilayas ont également fait l’objet de répression et d’interpellations pour leur empêchement.

Dans la capitale, tous les journalistes interpellés ont été relâchés, à l’image de Djaafer Khelloufi, Khaled Drareni ou encore Mustapha Bestami. Néanmoins, la journaliste Kenza Khattou, interpellée au début de la marche, a été placée en garde à vue. Elle devrait être présentée demain, dimanche 16 mai 2021, près le Procureur de la république.

Son placement en garde à vue a suscité la colère de ses confrères. Sur les réseaux sociaux, plusieurs dénoncent son interpellation, affirmant que « Le journalisme n’est pas un crime ».

Des étudiants ont également été maintenus en garde à vue. Il s’agit de Imane Abdelli ou encore Abderrahmane Djaber Righi.

Selon le CNLD, un membre du bureau national du Mouvement démocratique et social (MDS) a également été placé en garde à vie. La même source cite les manifestants Yougortha Merbah, Adlane Ben Ouareth, Idir Mansouri Nadir ou encore Bilal Kouache et Seifeddine Boukhalfa, originaire de Médéa, retenu au Commissariat de Baraki.

Le CNLD poursuit que d’autres manifestants n’ont pas donné signe depuis hier, annonçant par la même occasion la localisation d’autres manifestants dans différents commissariats de la capitale.

A Chlef, Bordj Bou Arreridj, Annaba ou encore Constantine, plusieurs personnes interpellées ont été placées en garde à vue, en attendant leur présentation près le Procureur.

Appels à témoins pour recenser les personnes placées en garde à vue

Selon l’activiste Zaki Hannache, plus de 600 personnes ont été interpellées hier à travers les 22 wilayas ayant enregistré une manifestation. A Alger, plus de 300 personnes ont été interpellées.

Le nombre des interpellations est élevé au point où le CND lance un « appel à témoins » pour recenser les personnes relâchées ou placées en garde à vue. « Les marches du vendredi 14 mai 2021 ont connu une répression incroyable et des arrestations dans 23 Wilayas au moins, dont les plus touchées sont Alger – Annaba – Sétif et Tizi Ouzou. Plusieurs personnes arrêtées, dont on ignore le nombre et même l’identité, notamment à Alger n’ont pas encore été relâchés et leurs familles et proches cherchent toujours des informations sur eux », écrit-on.

« Prière de nous signaler les noms des personnes arrêtées et de nous envoyer par messagerie de la page, les noms et photos avec wilaya d’arrestation de toutes les personnes non annoncées pour le moment afin de lancer les alertes », appelle encore le CNLD.

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