Benbahmad évoque la chute du prix des tests PCR, le syndicat se dit « surpris »

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256 nouveaux cas de coronavirus et 05 décès ont été enregistrés ces dernières 24 heures en Algérie. Le bilan du comité scientifique chargé du suivi de l’épidémie fait aussi état de 209 guérisons pour la même période.

Le prix des tests PCR, nécessaires pour le dépistage de la Covid-19, vont baisser, selon Lotfi Benbahmad, ministre délégué à l’Industrie pharmaceutique.

« Les prix ont chuté dans le monde. Le PCR, qui était cédé à 25 dollars, est importé au prix de 5 dollars. Son coût est de 2,5 dollars dans la production locale. Aussi, les citoyens algériens peuvent acquérir le test PCR à un prix moindre. En Algérie, des laboratoires ont réduit le prix du PCR de 18.000 à 9000 dinars. Le gouvernement prendra dans les prochains jours de nouvelles dispositions », a déclaré le ministre à la presse, ce jeudi 3 décembre 2020, en marge d’une cérémonie de signature d’un accord de partenariat entre Saidal et une société coréenne.

Le ministère de l’Industrie Pharmaceutique a annoncé, samedi 28 novembre 2020, que dans le cadre de la mutualisation des efforts et des moyens pour la riposte contre la Covid-19, « et afin d’améliorer l’accessibilité des tests PCR au grand public », un groupe de laboratoires d’analyses médicales privés, avec le soutien de IMD, société de production de kits de prélèvements et de résultats PCR, a décidé d’une baisse de prix des tests PCR en proposant un prix public de 8.900 dinars.

Les laboratoires, au nombre de neuf, sont établis à Ghardaïa, Alger, Béjaia et Tizi Ouzou. « D’autres laboratoires de différentes régions devraient adhérer à cette initiative dans les jours à venir », a souligné le ministère.

« Les laboratoires n’étaient pas au courant »

« Pourquoi cette mesure n’a pas été appliquée dès le début de la pandémie? Pourquoi un seul financier (IMD) et neuf laboratoires ont été choisis? Qu’en est-il des autres? Pourquoi la mesure n’a pas été généralisée à tous les laboratoires? Il y a plusieurs appareils PCR. Si on s’appuie sur un seul financier, on ne peut pas plafonner le prix des tests. Nous avons pris attache avec les laboratoires cités dans le communiqués. Et nous avons été surpris de constater qu’ils n’étaient pas au courant des nouvelles mesures. Selon eux, il n’existe rien d’officiel sur le plafonnement du prix des tests », a déclaré àEchourouk news, ce jeudi 3 décembre, Adel Aggoune, vice-président du Syndicat algérien des laboratoires d’analyses médicales (Salam).

Selon lui, les laboratoires ont eu des problèmes avec des patients venus réclamer des tests PCR à 9000 dinars. « Le syndicat n’a pas été informé alors qu’il est l’unique représentant des laboratoires d’analyses médicales. Le prix 9000 de dinars est cher par rapport au pouvoir d’achat du citoyen algérien. 9000 dinars, c’est la moitié du SNMG. Autre question : où est la Sécurité sociale dans tout cela? En tant que laboratoires, nous sommes prêts à travailler avec les pouvoirs publics pour baisser les prix des tests PCR aux fins qu’ils soient accessibles aux citoyens », a-t-il dit.

Selon lui, la demande mondiale sur les tests PCR reste élevée, d’où la hausse des prix. Ali Bendjama, membre du bureau national de Salam, a, pour sa part, souligné que le syndicat est favorable à toute mesure visant à réduire le prix des tests PCR.

«Nous sommes étonnés que le ministre parle de 25 dollars »

La cherté des tests s’explique, selon lui, par les coûts d’achat et par celui des appareils variant entre 5 et 20 millions de dinars. « Il y a d’autres coûts comme ceux des consommables. Dans le monde, les prix des PCR sont encore élevés. Il est de 54 euros en France, par exemple. Donc, nous sommes étonnés que le ministre parle de 25 dollars. Dans les pays européens, les services de couverture sanitaire prennent en charge les prix du PCR. Nous avons fait une étude et constaté que la marge des laboratoires en Algérie est entre 1000 et 1500 dinars. Tout dépend des tests PCR effectués. Cela dit, nous ne sommes pas des commerçants ou une association caritative. Et nous soutenons toute action de solidarité », a souligné Ali Bendjamaà Echourouk News.

Adel Aggoune a critiqué le fait que l’Institut Pasteur n’ait pas répondu aux demandes de nombreux laboratoires algériens pour effectuer des tests PCR alors que la pandémie reste toujours forte dans le pays.

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