Abdelaziz Bouteflika inhumé au Carré des Martyrs à El Alia

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Abdelaziz Bouteflika inhumé au Carré des Martyrs à El Alia

L’ancien chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, décédé dans la nuit du 16 septembre à l’âge de 84 ans, a été inhumé ce 19 septembre en après-midi au Carré des Martyrs du cimetière El-Alia à Alger.

La cérémonie funèbre s’est déroulé en présence du chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune, de hauts responsables de l’Etat, des membres du gouvernement et des membres de la famille du défunt.

Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Laïd Rebiga, a prononcé, à cette occasion, une oraison funèbre, avant la mise en terre de la dépouille du défunt.

Avant lui, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a présenté ses condoléances à la famille Bouteflika.


« Le destin a décidé de faire disparaître Abdelaziz Bouteflika avec l’ouverture de la session de l’Assemblée générale des Nations Unies pour nous rappeler son rôle important et ses succès diplomatiques, notamment lors de sa présidence de la 29e session », a-t-il écrit dans un tweet, ce dimanche 19 septembre 2021.


La 29ème session des Nations Unies s’est déroulée entre 1974 et 1975 à New York, présidée par Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des Affaires étrangères de l’Algérie.


Lors de sa session, Bouteflika avait réussi à obtenir de la communauté internationale la mise à l’écart du régime de l’Apartheid d’Afrique du Sud.

Drapeaux en berne trois jours pour Abdelaziz Bouteflika

L’ancien président de la République a eu droit aux funérailles officielles dues à son rang d’ancien chef d’Etat.

La présidence de la République avait annoncé la veille la mise en berne pour trois jours des drapeaux sur tout le territoire national.

L’ancien chef de l’Etat, contraint à la démission le 2 avril 2019 sous la pression d’un grand mouvement populaire refusant sa candidature pour briguer un 5e mandat, vivait depuis 2013 à la résidence médicalisée de Zeralda.

Feu Abdelaziz Bouteflika a été président de l’Algérie du 27 avril 1999 au 2 avril 2019, date à laquelle il annonce sa démission après plusieurs semaines de manifestations populaires, le Hirak, rejetant un 5e mandat et exigeant son départ.

Depuis son accident vasculaire cérébral en 2013, son état de santé n’a cessé de se dégrader. Sa mobilité a été réduite et il effectuait des apparitions de plus en plus rares.

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1 commentaire

  1. Bouteflika est parti , sans partir réellement , puisqu’il est déjà parti depuis des années sans partir définitivement. Il est parti comme tant d’autres responsables politiques algériens , sans pour autant le comparer au départ de Hocine Ait Ahmed pour lequel plus d’un million de citoyens l’ont accompagner à sa dernière demeure. Hocine Ait Ahmed avait décidé de passer le témoin à la jeune génération , il l’avait fait en Décembre 2012 lors du congrès du parti , contrairement à Bouteflika, bien qu’il ait laissé entendre dans son discours prononcé à Sétif avant les élections législatives du 10 mai 2012 que sa génération a atteint ses limites – «tab djnenna», disait-il –, C’est un gouffre de différences qu’il y a entre ces deux personnes.

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