Youcef Belmehdi annonce le maintien de la fermeture des mosquées jusqu'à la fin de la pandémie du Coronavirus
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Les mosquées resteront fermées. «Tant que le mal est là, la décision est maintenue. Le confinement sanitaire est toujours là parce que la pandémie n’a pas disparu. Au contraire, le nombre de cas confirmés a augmenté. Les mosquées ont été fermées alors que nous étions à quelques cas de Covid 19. Aujourd’hui, nous sommes à 600 par jour. La prière de l’Aid El Adha se fera à la maison comme cela fut le cas pour la prière de l’Aïd El Fitr.

Des « Takbirat » (les invocations d’Allah) seront diffusées par les mosquées le jour de l’Aïd pour que les gens sentent la fête », a déclaré, ce mardi 28 juillet, Youcef Belmehdi, ministre des Affaires religieuses, à la chaîne Une de la Radio algérienne.

Il a parlé d’une certaine amertume chez les fidèles qui souhaitent une réouverture rapide des mosquées. « Mais, il nous faut protéger les gens. Nous faisons tout pour retrouver la vie ordinaire. Les imams marquent leur présence dans les médias pour cela . Les mosquées seront rouvertes après la la fin de la pandémie. Il ne sert à rien de faire la prière en ayant des craintes. Si quelqu’un éternue à l’intérieur de la salle de prière, les gens ne reviendront pas à la mosquée. On parle de l’espace, pas de la mosquée. Il en est de même si on est dix ou quinze a faire une prière collective à la maison », a ajouté le ministre.Les mosquées sont fermées depuis le 17 mars 2020 en raison de l’urgence sanitaire liée au Coronavirus.

166 imams atteints de Covid 19

Youcef Belmehdi a annoncé que 166 imams ont été atteints par la Covid-19. « Il y a eu 15 cas de décès. Hier, nous avons enregistrés le décès d’un imam en France. L’imam n’est pas à l’abri. Deux imams sont décédés les premiers jours de la pandémie parce qu’on ne maîtrisait pas encore la méthode de protection lors du lavage des morts (dûs au Coronavirus). Nous devons être conscients et respecter les règles de précaution sanitaires. Il faut casser la chaîne de transmission de la pandémie », a-t-il soutenu.

Il a précisé que le comité de Fetwa a rendu illicite le fait de « cacher » la maladie et interdit aux personnes atteintes de la Covid 19 de sortir. « Nous avons rendu obligatoire sur le plan religieux d’aller consulter un médecin. Un malade dans cette situation ressemble à celui qui sort dans la rue et tire à mitraillette sur les gens pour les tuer », a-t-il noté.

La décision du comité de Fetwa à propos de la célébration de l’Aid El Adha a été, selon lui, le fruit d’un consensus tant sur le plan théologique que sanitaire. Il a rappelé que le sacrifice du mouton n’est pas un devoir religieux mais une tradition héritée du prophète de l’islam Mohamed (QSSSL). « Nous avons cherché tout ce qui peut faciliter aux gens la célébration de cette tradition. Et les gens qui n’ont plus les moyens financiers de faire le sacrifice ne doivent pas sentir qu’ils ont commis un acte illicite. Le sacrifice doit se faire dans le respect des règles sanitaires. Pas d’égorgement dans la rue, nécessité de distanciation, pas d’échange d’outils utilisés dans le sacrifice, port du masque, recourir aux abattoirs et aux bouchers. Fêter l’Aid est une manière de souligner que la vie continue, de donner un peu d’espoir aux gens. C’est l’occasion aussi d’exprimer une certaine solidarité, partager la viande. Certains n’ont pas mangé de viande depuis des mois », a-t-il dit appelant les algériens à réfléchir au sens du sacrifice.

«Se sacrifier pour la société est rester à la maison, respecter les règles sanitaires, éviter les regroupements et les visites familiales. Les médecins sont épuisés. Si cette première muraille s’effondre, qui va nous protéger? », s’est-il demandé.

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