Washington entend de reprendre sa place au Conseil des droits de l’homme l’ONU

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Washington entend de reprendre sa place au Conseil des droits de l'homme l'ONU
Washington entend de reprendre sa place au Conseil des droits de l'homme l'ONU

Le nouveau président américain Joe Biden continue de remettre en cause les décisions de son prédécesseur Donald Trump en matière de politique étrangère. Hier, mercredi 24 février 2021, les Etats-Unis ont annoncé leur intention de se présenter aux élections pour siéger au Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDH) à partir de janvier 2022, pour un mandat de deux ans.  

« Les États-Unis sont depuis longtemps un défenseur des droits de l’homme. Si nous sommes élus au Conseil des droits de l’homme, nous saisirons l’occasion d’être une voix majeure en son sein afin de promouvoir le respect des droits de l’homme », a indiqué le Département d’Etat dans un communiqué.

Cela rompt presque complètement avec la politique menée par Donald Trump qui, en 2018, a décidé du retrait des Etats Unis du CDH en raison de son « acharnement contre Israël ».

« L’obligation de rendre compte en cas de violations des droits de l’homme »

Usant d’un ton diplomatique plus nuancé, Anthony J. Blinken, le nouveau secrétaire d’État, a souligné l’importance du CDH en tant qu’instance multilatérale qui se consacre « à faire avancer les actions internationales dans le domaine des droits de l’homme » et qui « joue un rôle essentiel pour favoriser l’obligation de rendre compte en cas de violations et d’abus en matière de droits de l’homme ».

« Qu’il s’agisse des enquêtes sur les abus en Syrie et en Corée du Nord, de la promotion des droits de l’homme pour les femmes, les personnes LGBTQI et les autres minorités, ou de la lutte contre le racisme et la persécution religieuse, le Conseil des droits de l’homme doit apporter son soutien à celles et ceux qui luttent contre l’injustice et la tyrannie », a-t-il noté.

Et d’ajouter : « nous reconnaissons également les difficultés rencontrées au Conseil, notamment le parti pris inacceptable contre Israël et les règles d’adhésion qui permettent à des pays ayant un bilan atroce en matière de droits de l’homme d’occuper des sièges qu’ils ne méritent pas. Cependant, pour améliorer le Conseil et faire avancer son travail essentiel, il est préférable de s’asseoir autour de la table ».

« Une politique étrangère est centrée sur la défense de la démocratie »

Le secrétaire d’Etat a précisé que les Etats Unis cherchent à revenir au Conseil onusien pour être aux côtés de nos alliés et partenaires « afin de garantir que cet important organe soit à la hauteur de son objectif ». « Nous le faisons avec la détermination d’écouter, d’apprendre et d’œuvrer pour un monde dans lequel les droits de l’homme sont universellement respectés », a-t-il appuyé.

Les États-Unis sont, selon lui,  attachés à un monde dans lequel les droits de l’homme sont protégés, leurs défenseurs sont célébrés et ceux qui commettent des violations des droits humains sont tenus pour responsables. « Promouvoir le respect des droits de l’homme n’est pas une chose que nous pouvons faire seuls, mais que nous pouvons mieux accomplir en travaillant avec nos alliés et partenaires du monde entier.

Le président Biden s’est engagé à mener une politique étrangère qui unit nos valeurs démocratiques à notre leadership diplomatique, et qui est centrée sur la défense de la démocratie et la protection des droits de l’homme », a expliqué Anthony J. Blinken.

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