La Sonatrach est favorable à la « transition énergétiques », mais reste attachée aux hydrocarbures

1
La Sonatrach est favorable à la
La Sonatrach est favorable à la "transition énergétiques", mais reste attachée aux hydrocarbures

Sonatrach s’inscrit « pleinement » dans le programme national de transition énergétique, mais défend son statut de compagnie pétrolière, selon son PDG.


« Nous sommes convaincus que nous devons nous inscrire dans ce processus de transition énergétique, mais pas comme les sociétés internationales. Nous croyons que les hydrocarbures jouent un rôle important jusqu’au moins 2050 »,  a déclaré, ce mardi 29 juin,  Toufik Hakkar, PDG de la Sonatrach, lors d’une conférence de presse, au siège de la compagnie, pour présenter le bilan 2020 de la SPA Sonatrach.


Il a cité des études, dont celles de BP, qui confirment la présence des énergies fossiles dans le mix énergétique mondial. « Pas moins de 50 % jusqu’à 2050. Sonatrach a des missions pour répondre aux besoins du marché national notamment en termes de produits hydrocarbures, produits raffinés, pétrochimie, etc », a-t-il appuyé.


L’Algérie a, selon lui, encore un potentiel en hydrocarbures conventionnel et non conventionnel. « Donc, Sonatrach étudie comment s’inscrire dans cette transition. Bien sûr, nous n’allons pas rester à 100 % hydrocarbures. Nous allons investir dans les énergies renouvelables, notamment pour produire de l’énergie nécessaire aux installations industrielles de Sonatrach aux fins de réduire la facture énergétique et de faire l’économie et d’électricité », a détaillé le PDG de la compagnie pétrolière.


Projet pilote pour l’hydrogène vert

Sonatrach est, d’après lui, consciente des enjeux internationaux relatifs, entre autres, à la recherche de nouveaux produits qui ont des empreintes carbone faibles. « Nous avons signé plusieurs mémorandums et conventions avec des compagnies reconnues pour le développement de projets allant dans ce sens, notamment l’hydrogène vert, bleu ou gris », a-t-il annoncé.


Un projet pilote sera lancé les prochains mois pour la production de l’hydrogène vert. « Nous travaillons aussi sur les biocarburants. Et nous continuons notre effort pour soutenir les programmes nationaux en matière photovoltaïque », a-t-il dit. Sonatrach travaille actuellement pour développer des projets forestiers.


« BP va partir, un autre partenaire va la remplacer »

Toufik Hakkar est revenu sur le retrait prochain de la compagnie BP de l’Algérie. Selon Reuters, la major britannique entend vendre ses actifs en Algérie à l’italien ENI.


« Je ne veux pas commenter les rumeurs, mais j’invite les journalistes et les spécialistes à suivre l’évolution de cette société depuis la nomination de son nouveau CEO qui a fait des déclarations sur son programme. BP va se transformer totalement en société énergétique (EnR), quitter graduellement les hydrocarbures pour investir dans les énergies nouvelles », a-t-il déclaré.

Il a indiqué qu’il est pratique dans le secteur pétrolier de vendre les intérêts des sociétés selon des stratégies. « On ne peut pas imposer  une position ou une stratégie à une société étrangère qui vise la rentabilité. C’est un business, il faut donc le comprendre. D’ailleurs, BP va partir, un autre partenaire la remplacera », a répondu le premier responsable de Sonatrach, qualifiant la démarche de BP de normale.


« Equinor est prêt à continuer à travailler avec Sonatrach au-delà de 2027 »

Selon lui, le partenaire qui investira en Algérie continuent de « croire » aux hydrocarbures. « C’est rentable et l’avenir de l’Algérie, l’intéresse. Nous continuerons à travailler ensemble », a-t-il appuyé.


« BP a des actifs à In Salah et In Amenas (33 % et 45,8 %). Son contrat se termine en 2027. Il ne reste que six ans et les gisements sont en déclin. Sur Sonatrach, l’impact n’est pas significatif. Le partenaire de BP, Equinor (groupe norvégien), dans les deux périmètres, est prêt à continuer à travailler avec Sonatrach au-delà de 2027. Nous avons signé un mémorandum », a détaillé Toufik Hakkar.


Le 17 mai 2021, Sonatrach et Equinor (ex-Statoil) ont signé d’un mémorandum d’entente de coopération dans les domaines d’exploration et de production des hydrocarbures, en Algérie et à l’étranger. « Nou allons travailler plus étroitement à In Salah et à In Amenas pour continuer à créer de la valeur et réduire les émissions à effet de serre », a déclaré, repris par l’APS, Alasdair Darley Shepheard Cook, PDG adjoint d’Equinor, chargé des activités internationales Oil & Gas.

Article précédentFinances: le secteur des assurances enregistre un taux de croissance de 7,7 % durant le 1er trimestre 2021
Article suivantCoronavirus: cinq pays n’ont pas encore lancé leur campagne de vaccination

1 commentaire

Laisser un commentaire