En attendant les résultats des Législatives: Le MSP appelle Tebboune à

En attendant la proclamation officielles des résultats des Législatives du 12 juin 2021, plusieurs partis se disent vainqueurs du scrutin législatif. L’ANIE réagit aux accusations qui lui sont portées.

Le MSP réclame « la victoire » aux élections législatives du samedi 12 juin 2021 alors que les opérations de comptage des voix ne sont pas encore achevées.
« Le MSP affirme qu’il est en tête des résultats des élections dans la majorité des wilayas et à l’étranger. Nous saluons les citoyens qui ont voté pour nos listes », a écrit Abderrazak Makri, président du parti, dans une déclaration rendue publique ce dimanche 13 juin 2021 en fin de journée.
« Nous attirons l’attention sur certaines tentatives de vouloir changer les résultats selon les anciens réflexes. Cela aura des retombées négatives sur le pays et sur l’avenir de l’action politique et électorale. Nous appelons le président Tebboune à  protéger la volonté populaire exprimée réellement comme  il l’a promis », a averti Makri.

Vive réaction de l’ANIE

Abou Fadhel Baadji, secrétaire général du FLN, a, pour sa part, réclamé la victoire de son parti aux élections législatives. « Et certaines parties le savent, c’est pour cette raison qu’elles parlent de leur victoire », a-t-il dit à la presse en faisant allusion au MSP.  Le SG du FLN a parlé de cas de « dépassements » à Ouargla, Khenchela, Oran et Sétif.
L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a vivement réagi aux déclarations du MSP et du FLN.
Sans citer la parti islamiste, l’ANIE a accusé certaines « formations politiques » de vouloir porter atteinte à son intégrité et « la morale de l’Etat ». Et, elle a dénoncé les appels lancés au chef de l’Etat pour intervenir. L’institution de Mohamed Charfi dit être attachée à ses « engagements et à ses responsabilités ».


« Le MSP est une force politique »

« Durant toute la campagne électorale, Abderrazak Makri a répété que son parti allait remporter le scrutin, rejetant toute idée d’échec au vote.
« Depuis 2013, nous militons dans l’opposition. Cela a beaucoup renforcé notre mouvement malgré les tentatives de nous porter des coups. Notre déploiement structurel au niveau national a augmenté de 100 % et le nombre des militants est plus important », a déclaré Abderrazak Makri à El Hayat TV.
Le MSP a, selon lui, pu rétablir ses relations avec toutes les parties en Algérie et à l’étranger. « Le MSP est une force politique et cela va se vérifier lors des élections législatives. Nous souhaitons que ce scrutin ne soit pas truqué. S’il n’y a pas de fraude électorale, il est naturel que nous soyons dans le gouvernement », a ajouté le chef du MSP.


« Acte de sacrifice »

S’engager dans le gouvernement à l’heure où « les caisses de l’Etat sont presque vides » serait, d’après lui, un acte de sacrifice patriotique.  
« Dans notre programme, nous avons prévu la constitution d’une gouvernement d’union nationale et l’engagement d’un dialogue avec ceux qui ont participé aux élections et ceux qui ont boycotté dans l’intérêt du pays », a souligné Makri.  
Selon lui, toutes les élections législatives avant le Hirak étaient truquées. « Ce que nous prenions au Parlement n’était qu’une partie de nos droits. Certains voyaient qu’il était de notre droit d’être au gouvernement aussi, s’adapter à la situation et tenter de changer les choses de l’intérieur », a-t-il soutenu. Jusqu’à 2012, le MSP avait apporté son soutien à l’action du président Abdelaziz Bouteflika et a fait partie de ses gouvernements.

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1 commentaire

  1.  » Nous attirons l’attention sur certaines tentatives de vouloir changer les résultats selon les anciens réflexes. Cela aura des retombées négatives sur le pays et sur l’avenir de l’action politique et électorale. Nous appelons le président Tebboune à protéger la volonté populaire exprimée réellement comme il l’a promis », a averti Makri. »
    Une menace à peine voilée de la part d’un résidu des années 90 . Comment osé t il s’exprimer de la sorte lorsqu’on sait que la situation est déjà assez explosive. La justice doit s’autosaisir dans cette affaire si les résultats venaient à le contredire.

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