L’ONCI ne gère plus les salles Afrique et Sierra Maestra à Alger

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L'ONCI ne gèrent plus les salles Afrique et Sierra Maestra à Alger
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L’Office  national de l’information et de la culture (ONCI) a remis les clefs des salles de cinéma Ifriqya (Afrique) et Sierra Maestra à Alger à l’APC de Sidi M’Hamed.


« Quand j’ai pris mes fonctions (fin décembre 2019), j’ai trouvé un contrat signé entre l’ONCI et l’EPIC de Founoun Sidi M’hamed valable une année. Nous avons alors proposé un contrat de trois à quatre ans au moins pour que nous puissions bien exploiter les salles en introduisant des améliorations techniques et logistiques », a déclaré Noureddine Bougandoura, directeur général de l’Office  national de l’information et de la culture (ONCI), en marge d’une conférence de presse sur le spectacle théâtral « Posticha », à l’espace M’Hamed Benguettaf au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi (TNA), à Alger.


Selon lui, une procédure a été introduite en justice à propos de la salle Afrique. « Nous avons trouvé que des personnes habitaient cette salle. Elles y sont toujours. Il y a eu des faits à l’intérieur de ce lieu qu’on ne peut même évoquer publiquement. Nous avons contacté l’EPIC en charge de la salle, l’APC de Sidi M’Hamed et le wali délégué pour les informer de ces faits. La salle de Sierra Maestra est dans la même situation », a regretté le DG de l’ONCI.


Il a indiqué que l’ONCI n’a pas renouvelé le contrat d’exploitation des salles Afrique et Sierra Maestra parce que la durée était trop courte. « Nous voulons les récupérer autant que les autres salles d’Alger. Certaines sont fermées. Nous avons tous les équipements pour cela. En 2022, nous allons acheter dix DCP (Digital cinema package) de haute précision », a annoncé Noureddine Bougandoura.  


La salle Ahmed Bey de Constantine reste sous la coupe de l’ONCI


Actuellement, la salle Sierra Maestra, fermée depuis plusieurs mois, abrite…une exposition d’habits traditionnels dans son hall. Aucune projection de films n’est au programme.


L’ONCI, pour rappel, continue de gérer les salles Es-Saâda et Maghreb à Oran, le 8 mai 1945 à Kherrata, les Issers à Boumerdes.  


Le DG de l’ONCI est revenu sur la gestion de la grande salle Ahmed Bey (Zenith) de Constantine. L’ancien ministre de la Culture Azzeddine Mihoubi avait annoncé, lors de la clôture de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 », que cette salle aurait un statut pour «être rentable sur le plan économique à court terme».


«La salle ne doit pas devenir une structure bureaucratique. Nous pensons même à une formule de partenariat public-privé pour sa gestion, surtout qu’elle exige beaucoup de moyens compte tenu de sa taille et de son importance. Les gens doivent s’y habituer. C’est une salle construite par l’Etat pour soutenir l’action culturelle dans une ville reconnue pour être la capitale du savoir», a déclaré Azzedine Mihoubi, le 17 avril 2016. Ce statut n’a jamais été élaboré et la salle Ahmed Bey est toujours sous la coupe de l’ONCI.


« La salle dépend de l’ONCI, des documents officiels de la wilaya de Constantine et du ministère de la Culture l’attestent. La salle emploie 90 salariés actuellement. Il faut juste savoir que cet équipement n’a pas été livré définitivement à la structure chargée de sa construction. Il y a un suivi au niveau de la wilaya de Constantine pour aboutir à une réception définitive », a indiqué Noureddine Bougandoura. 


« Le village des artistes ne doit pas rester une cité dortoir »


Il a expliqué que l’ONCI, avec le TNA, accompagne les artistes et les techniciens qui préparent le grand spectacle « Posticha », qui sera présenté au public les 8, 9 et 10 janvier 2022, à la salle Mustapha Kateb au TNA, à Alger. Plus de 120 artistes sont actuellement hébergés au village des artistes à Zéralda pour préparer la pièce de théâtre, écrite et mise en scène par Ahmed Rezzak, assisté de Bouhadjar Boutchiche, Rabie Oudjaout, Mohamed Moulay Meliani, Fouad Bendoubaba, Chahrazad Khelifa, Aissa Chouat et Adlen Bekhouche.  


« Nous avons mis à leur disposition tous les moyens pour qu’ils puissent travailler. J’ai assisté aux répétitions et j’ai vu que c’est un spectacle de qualité qui évoque notre réel. Cela dit, le village des artistes ne doit pas rester une cité dortoir. Nous avons organisé des activités en 2021 dans cet endroit. La dernière action était la résidence artistique de l’Orchestre national de jeunes (ONJ, mené par Salim Dada) avec la participation de près de 70 musiciens. Après, l’équipe de « Posticha » s’est installée dans le village pour préparer au mieux le spectacle, a indiqué Noureddine Bougandoura.  


Il a rappelé qu’en juillet 2021 un studio de répétition  a été ouvert au niveau du village des artistes de Zéralda baptisé au nom du compositeur Ahmed Malek. Il est destiné aux musiciens et aux chanteurs. « Le programme de ce studio est chargé, il travaille presque H24. Nous souhaitons qu’il ait des studios similaires dans d’autres villes. Nous allons également ouvrir un studio d’enregistrement qui répondra à toutes les normes professionnelles », a-t-il annoncé.

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1 commentaire

  1. Trop de bureaucratie dans ce domaine de la culture, c’est la décomposition totale . Voir des salles de cinéma qui avaient fait la fierté d’Alger les années 70/80 se retrouver dans un tel état , c’est l’image de la culture en Algérie.
    Dramatique , dramatique que des bureaucrates se passent des clés de salles de cinéma qui auraient pu faire le bonheur de tous ces hommes de cinémas. Les acteurs , les réalisateurs , les metteurs en scène peuvent acquérir , sous forme de bail, toutes ces salles qui seront rentabilisées par toutes ces activités des arts au grand plaisir du public.

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