Nuit de violences meurtrières contre les Palestiniens

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Les bombardements israéliens se sont poursuivis toute la nuit sur la bande de Gaza. Les violences contre les Palestiniens sur les territoires occupés et annexés.

Les bombardements israéliens se sont poursuivis toute la nuit sur la bande de Gaza. Les violences contre les Palestiniens sur les territoires occupés et annexés. On déplore ce matin au moins 40 morts. La riposte de la résistance palestinienne par des roquettes fait dire à certains que « les chances d’apaisement » sont minimes. Dans les médias occidentaux on parle déjà de « guerre à grande échelle ».

Au cours de la nuit, la résistances palestinienne a riposté avec des tirs de roquettes en direction des villes israéliennes faiseant 5 morts et une centaine de blessés.

Les bombardements de l’armée d’occupation ont ciblé le coeur de la bande de Gaza prétendant viser les chefs de la résistance Hamas. On compte 35 morts dont 12 enfants et des centaines de blessés.

Les Palestiniens ripostent

Maisons ravagées, voitures foudroyées, installation pétrolière touchée: Israël s’est réveillé ce 12 mai avec des dommages inégalés depuis la guerre de Gaza de 2014 sur laquelle la Cour pénale internationale projette d’enquêter.

Les bombardements aériens israéliens sont discontinus. Ce sont les plus nourris depuis 2014.

Le Hamas avait lancé lundi soir une salve de roquettes en direction d’Israël en solidarité avec les plus de 700 Palestiniens blessés dans les violences commises contre eux par la police israélienne sur l’Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam située dans la partie orientale de Jérusalem, annexée par l’Etat hébreu en 1967.

Face à cette dégradation de la situation, la communauté internationale a appelé au calme tout en quant à un honteux exercice d’équilibriste renvoyant dos-à-dos occupant et occupés.

Bombardements meurtriers

Israël et la résistance palestinienne se dirigent vers une « guerre à grande échelle », a prévenu mardi soir l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland.

« Une guerre à Gaza serait dévastatrice et ce sont les gens ordinaires qui en paieraient le prix », dans ce micro-territoire palestinien de deux millions d’habitants déjà miné par la pauvreté et un taux de chômage avoisinant 50%.

Mardi soir, l’aviation israélienne a pulvérisé un édifice de 12 étages, sous prétexte qu’il abrite un bureau de Hamas, et dans la nuit un autre édifice de neuf étages, comportant les locaux d’une télévision locale, des logements et des commerces.

« Si (Israël) veut une escalade, la résistance est prête (…) » a rétorqué le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, appelant les forces de l’ordre israéliennes à se retirer de l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, troisième lieu saint de l’islam mais théâtre ces derniers jours de heurts entre policiers israéliens et manifestants palestiniens ayant fait plus de 700 blessés.

Manifestations et violences généralisées

Les violences se sont étendues dans la nuit de mardi à mercredi à plusieurs localités arabes israéliennes. La police a arrêté 21 suspects lors des manifestations à Jisr A-Zarqa et Wadi Ara dans le nord.

A Lod, qui jouxte l’aéroport international Ben Gourion où les vols ont été temporairement suspendus, un état d’urgence a été décrété après des manifestations de la minorité arabe.

Face à cette situation, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra ce 13 mai une nouvelle réunion à huis clos en urgence, la deuxième en trois jours, d’après des sources diplomatiques.

La première réunion lundi s’était soldée sans aucune déclaration commune en raison de réticences des Etats-Unis à adopter un texte « à ce stade ».

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