Israël bombarde Gaza, tensions aux frontières de la Palestine historique

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Israël bombarde Gaza, tensions aux frontières de la Palestine historique

Des avions de combat israéliens ont bombardé Gaza, l’enclave sous blocus depuis des années, pendant la nuit de vendredi à samedi, tuant plusieurs personnes dont une famille entière de 10 personnes.

Le bilan des victimes palestiniennes des raids aériens de l’armée d’occupation sur Gaza s’élève à plus de 126 morts, dont 31 enfants, et 950 blessés, selon les secours palestiniennes.

Tôt ce 15 mai, date anniversaire de la Nakba, Israël poursuivait ses bombardements sans relâche.

Malgré les timides appels internationaux à la désescalade, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu que son armée infligerait de « sérieux revers » au mouvement Hamas qui contrôle l’enclave palestinienne de Gaza. « Ils payent et continueront de payer chèrement. Ce n’est pas encore fini »,-a-avertit le premier responsable de l’entité sioniste.

La barbarie d’Israël

Ces nouvelles violences sur les Palestiniens se sont déclenchées au lendemain de la répression féroce qui s’est abattue sur les Palestiniens sur l’esplanade des mosquées à Al Qods occupée faisant plus de 700 blessés. Les roquettes du Hamas tirées vers des villes israéliennes en solidarité avec les réprimés de l’esplanade des Mosquées à Al Qods palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Ces affrontements sur le troisième lieu saint de l’islam s’étaient produits après plusieurs jours de confrontations suite aux avis d’expulsion de familles palestiniennes au profit de colons juifs.

Israël a commencé à bombarder Gaza lundi affirmant avoir visé environs 800 cibles.

Des journalistes espagnoles ont affirmé que les israéliens utilisent des armes imprécises dont la marge d’erreur est de plus de 500 mètres. Dans une zone aussi peuplée que Gaza cela provoque un vrai désastre. Les télévisions espagnoles ont également dénoncé la barbarie des attaques israéliennes sur la bande Gaza où les enfants sont les principales victimes.

Les explosions et leurs champignons de fumée visibles à des kilomètres, ont laissé des pâtés de maisons entiers en ruines dans le petit territoire sous blocus où s’entassent quelques deux millions de Palestiniens.

En Cisjordanie, de Ramallah à Hébron et à travers tout le territoire occupé par Israël depuis 1967, les Palestiniens ont lancé des pierres, des cocktails Molotov et d’autres projectiles sur la police de l’occupant, qui ont riposté avec des balles réelles et e caoutchouc.

De nouvelles tensions nocturnes ont par ailleurs frappé le quartier de Shuafat à Al Qods, où de jeunes manifestants palestiniens masqués ont incendié des débris, et la police israélienne a répondu avec des gaz lacrymogènes.

Nouveaux fronts?

Israël combat également sur un autre front: l’escalade depuis mardi avec des heurts et échanges de coups de feu entre Arabes et Juifs dans plusieurs villes mixtes du pays. Près de 1.000 policiers ont été appelés en renfort et plus de 450 personnes, Juifs et Arabes, ont été arrêtées au total dont 52 vendredi.

A Lod, juifs et arabes ont vécu leur quatrième nuit de couvre-feu. Les Arabes Israéliens sont les Palestiniens restés sur leur terre à la création d’Israël en 1948.

Et peut-être un quatrième front ? Aux frontières libanaises et jordaniennes des dizaines de citoyens ont passé les frontières de la Palestine historique affirmant vouloir prêter main forte aux Palestiniens qui subissent une guerre dans le silence de la communauté internationale.

Le Conseil de sécurité de l’ONU ne doit se réunir que dimanche. Israël aura eu tout le temps pour faire un maximum de victimes.

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