La hausse du prix de la pomme de terre est temporaire, selon le DG de l’ONILEV

0
La hausse du prix de la pomme de terre est temporaire, selon le DG de l'ONILEV
La hausse du prix de la pomme de terre est temporaire, selon le DG de l'ONILEV

La hausse du prix de la pomme de terre, constatée sur les marchés ces dernières semaines, est temporaire, selon l’ONILEV.
Mohamed Kharroubi, directeur général de  l’Office national interprofessionnel des légumes et des viandes (ONILEV) a expliqué, ce lundi 1 mars, que l’augmentation du prix de la pomme de terre par l’intervention de l’Etat, en janvier 2021, pour réguler le marché.

« Nous avons constaté une chute du prix de la pomme de terre en janvier, jusqu’à 18 dinars le kilo. Une pure perte pour le fellah. Le ministère de l’Agriculture a décidé alors d’activer les instruments de régulation avec le stockage de certaines quantités de ce légume. Cela a contribué a quelque peu à stabiliser les prix », a-t-il déclaré à Ennahar TV.


Les agriculteurs du sud du pays ont, selon lui, trouvé des difficultés ces derniers jours pour la collecte de la pomme de terre en raison des vents de sable, notamment à El Oued. « Cela a retardé l’arrivée de ce légume dans le nord du pays. Il y a aussi la perturbation du mouvement des transports en raison des manifestations du hirak », a-t-il dit.

Arrivée de nouvelles quantités sur le marché ce mardi 2 mars

Il a précisé que 34 opérateurs ont été sollicités pour stocker près de 50.000 tonnes de pomme de terre au niveau national pour répondre à la demande en mars et avril, « une période creuse » pour la récolte de ce légume. Une quantité de pommes de terre stockée arrivera sur le marché à partir du mardi 2 mars. S’ajoutent à cela les patates de primeur récoltées au niveau des champs du nord du pays (Tipaza, Bouira, Ain Defla, Boumerdès, Mostaganem et Skikda).


Mohamed Kharroubi a indiqué que le prix de la pomme de terre, ce lundi 1 mars, était de 50 dinars le kilo dans les marchés de gros. « Cela dit, nous ne comprenons pas pourquoi le kilo de pomme de terre est cédé à 70 dinars dans le marché de détail. La hausse des prix n’est pas justifiée. Il n’y a pas de rareté de pomme de terre. La production est là en quantités suffisantes », a-t-il noté en évoquant la présence d’intermédiaires qui influent sur les prix.

Augmentation de la demande

Invité au même plateau d’Ennahar TV, Mohamed Bouzini, membre du Conseil national interprofessionnel de la filière pomme de terre, a évoqué l’augmentation de la demande sur ce légume après la levée partielle du confinement sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. « Les restaurants et les cantines universitaires consomment de grandes quantités de pommes de terre. Il y a aussi la perturbation atmosphérique à El Oued pendant quelques jours », a-t-il dit.


Selon lui, le prix moyen de la pomme de terre, en cette période de l’année, est de 60 dinars dans le marché de détail. « Le coût de production d’un kilo de pomme de terre dans les champs oscille entre 28 et 32 dinars. Le fellah revend ce kilo entre 35 et 40 dinars dans le marché de gros. A Bouira, la pomme de terre a été vendue entre 20 et 25 dinars le kilo  pour le prix du gros en décembre et en janvier. A 25 dinars, la vente est à perte pour l’agriculteur », a précisé  Mohamed Bouzini qui n’a pas écarté la présence de spéculateurs sur le marché.

4,5 millions de tonnes de production annuelle

Selon le ministère de l’Agriculture, la production annuelle de pomme de terre en Algérie est de 4,5 millions de tonnes, dont plus de 350.000 tonnes de semences. « La filière offre une ration de consommation de l’ordre de 100 à 110 Kg/hab/an et crée plus de 60.000 emplois directs », précise la même source.

Article précédentLe crédit populaire d’Algérie se dote du service « mobile banking »
Article suivantAmine Chabou, le Chef qui fusionne art culinaire et passion cinématographique

Laisser un commentaire