Lettre du Pardis de Hamza Bennouna
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«Des Lettres du Paradis» (Hourouf al jana) est le thème d’une performance artistique inédite conçue par le plasticien algérien Hamza Bounoua, l’un des artistes algériens les plus connus au monde actuellement, et réalisée à Alger. Il s’agit de light calligraphy, des mouvements lumineux en forme de lettres arabes exécutés la nuit dans un endroit ouvert en ville.

Le tout est figé dans une photo artistique. «J’essaie de faire des choses sympathiques avec les moyens de bord en cette période de confinement. L’APC d’Alger-centre m’a donné une autorisation. Il s’agit d’une initiative personnelle, une forme de solidarité pour casser le rythme de fermeture actuelle liée à la situation sanitaire. La technique de light calligraphy est simple. L’artiste exécute dans le vide des formes avec des lampes néon de couleur face à une caméra qui enregistre toute la performance. Après, le mouvement artistique est fixé dans une photo avec au fond le décor de la ville », explique Hamza Bounoua, contacté par 24 H Algérie.

L’artiste a choisi d’exécuter sa performance à la place Maurice Audin, à côté des escaliers de Docteur Sâadane, à la place Emir Abdelkader et à la Grande Poste. Une cinquantaine de photos artistiques ont été produites. « Je vais peut être les exposer après à la faveur d’une initiative. L’essentiel pour moi était de faire une action artistique dans un espace public. Une manière de « remplir » une ville qui a perdu ses habitants à cause du confinement sanitaire. C’est donc aussi un message d’espoir aussi. Une manière d’animer des espaces sombres de la cité », détaille l’artiste. Il souligne que les photos artistiques réalisées à la faveur de la light calligraphy peuvent servir plus tard pour faire la promotion touristique pour Alger.

Exposition virtuelle

En juin 2020, Hamza Bounoua a participé à une exposition virtuelle sur le site américain de renom Artsy portant le titre de «Reformat». Une exposition soutenue par la célèbre galerie Al Markhiya de Qatar. Le travail de l’artiste algérien, qui s’appuie grandement sur la calligraphie arabe et le symbole, est présenté comme « une glorification infinie » de la beauté.

« Bounoua a été décrit comme un artiste qui donne une nouvelle dimension internationale à la calligraphie dans l’art contemporain. Il transmute le symbole et l’espace à travers une fascinante dissection de la matière, résultant en une fusion d’éléments naturels au sein d’une identité culturelle distincte. Les œuvres de « Reformat » ont été conçues pendant la pandémie en cours de Covid-19, et sont une méditation sur la distanciation sociale, ses effets et le rôle que la technologie a joué pour rapprocher les gens pendant ce moment difficile avec l’art comme acteur clé dans un enrichissement culturel renouvelé autour du globe », est-il souligné dans la présentation de l’exposition.

Hamza Bounoua va bientôt participer à une foire artistique on line aux Etats Unis. « A cause du confinement, on ne fait plus rien dans le réel pour l’instant », dit-il. Hamza Bounoua a décidé d’ouvrir une nouvelle galerie d’art à Alger, Diwaniya. Une galerie qui, selon lui, fonctionnera comme « un hub » pour lancer les jeunes artistes algériens, arabes et africains et comme un espace d’échanges artistiques ouvert sur le monde.

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