Chez « Fémoka », l’Arabica et le Robusta redonnent ses multiples saveurs au café

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Walid propriétaire de la brulerie Fémoka
Walid propriétaire de la brulerie Fémoka

« Le café est une affaire de sens c’est pourquoi il ne se boit pas mais se déguste », affirme Walid, propriétaire de la brulerie « Fémoka » situé à Alger-Centre. À 33 ans ce jeune homme décide d’entreprendre dans le café, et redonner à un vieux métier un nouveau souffle et au café un nouveau goût.

Situé à proximité de l’hôtel Suisse, chez « Fémoka » on peut déguster un café, faire son propre mélange ou laisser Walid le faire selon les goût du client. Les grands crus d’Arabica et de Robusta, importés d’Éthiopie, du Brésil, de Colombie, du Honduras, du Guatemala, et bien d’autres contrées offrent aux clients une expérience aux multiples saveurs.

« Quand un client arrive, je lui suggère souvent de tester une origine du café sans mélange. L’expérience peut lui plaire comme non mais au moins il aura fait une nouvelle découverte. Nous, Algériens, sommes de grands consommateurs de café, seulement son industrialisation a engendré une standardisation du goût. Avec Fémoka, j’aimerais que le client retrouve cette exigence de saveur envers les producteurs », constate Walid.

L’odeur du café fraichement moulue embaume les lieux. Les différents crus, exposés à l’acheteur, l’invite d’emblée à faire son propre café. Au fond de la boutique une cafétéria, pour consommer ou emporter son café préparé.

Walid dit que certains caféophiles rendent cette aventure avec le café plus intéressante. Un client lui a demandé un mélange d’Arabica qu’il ne connaissait pas particulièrement. « Au fil des discussions avec les clients, on se rend compte de la popularité du café et à quel point il est ancré dans notre culture. Certains le prennent le matin d’autres l’après-midi, presse ou café turc, chacun a sa tendance » décrit Walid.

Walid se procure le café vert et soutraite la torréfaction artisanale. Cette opération, il exige qu’elle se fasse selon ses propres conditions. Sa graine, il la torréfie de manière artisanale et en petite quantité. « Je ne dépasse pas les 60 KG et c’est un café naturel sans mélange. Les petites quantités me permettent de mieux surveiller la torréfaction pour un résultat meilleur » précise-t-il.

Son savoir-faire, il l’a acquis durant ses sept ans de métier dans l’industrie du café avant de se lancer à son propre compte.
Diplômé en commerce, ce jeune entrepreneur n’était pas particulièrement destiné à une carrière dans le café. Après un master de management des systèmes industriels, il commence à travailler en France. De retour à Alger il rejoint une entreprise de production de café.

Le patron de Fémoka est un entrepreneur né. Encore à la fac, il faisait du business. Il se procurait toute sorte de marchandises et les revendait. L’envie de monter un projet ne l’a jamais quitté. Elle se concrétise en aout 2020.

Lorsque Walid a rejoint l’entreprise de production de café en tant que responsable commercial et de marketing, il ne s’est pas contenté du volet vente. Il s’est également formé dans l’atelier de torréfaction, pour connaitre tout le processus de fabrication du café.

« J’ai aussi eu la chance de partir en Italie pour perfectionner mon apprentissage. Là-bas on apprend que le café se torréfie avec des moyens scientifiques et non pas à l’œil nu. La torréfaction du grain de café exige une température et un temps précis pour obtenir un café selon les normes », souligne Walid.

Toutes ces connaissances acquises, sa passion pour l’entreprenariat l’ont mené à penser son projet. À travers Fémoka Walid veut faire un produit de qualité et réinventer un vieux métier avec une touche moderne.

« La nouveauté est le choix de proposer aux clients de l’Arabica et du Robusta venus de plusieurs pays. Ici le café se veut une expérience aux multiples saveurs. Le client est invité à choisir son café, le sentir, se renseigner sur ses origines avant de se décider pour une saveur précise », conclut Walid.

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1 commentaire

  1. Bravo à Walid pour cette audacieuse entreprise en plein coeur d’Alger. Walid a tout dit sur le café sauf une chose très importante . En effet entre l’ arabica et le robusta, où est la différence ?
    L’arabica vous donne l’arôme du café , cette senteur vient justement de l arabica et le robusta vous donne le goût du café une fois avalé. L’arôme du café c’est cette senteur enivrante qui vous pénétre les narines . C’est ainsi que dans la majorité des cafés , aucun arôme ne vient nous attirer afin de pendre notre café , car la majorité utilise le café robusta.
    Avec le mélange vous avez et l’arôme et le goût. Ces mélanges peuvent être fait selon ce que désire le client.

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