Cinéma: »Boumla », une réflexion douce sur le poids des traditions et de la superstition

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« Boumla », le premier film de Yazid Yettou, a été projeté mercredi 1 décembre, en soirée, à l’occasion de la Semaine du court métrage algérien à la cinémathèque algérienne.


Le jeune Yazid Yettou a, en dépit de beaucoup de contraintes, pu réaliser son premier court métrage « Boumla ». Le film a été projeté à la cinémathèque d’Alger en avant-première à la faveur de la Semaine du court métrage qui dure jusqu’au 7 décembre 2021. Un événement organisé par le Centre algérien de développement du cinéma(CADC) en collaboration avec le Centre algérien de cinématographique (CAC).


Ecrit par Rafik Baïri,  « Boumla » s’appuie sur une ancienne croyance populaire, uriner sur une groupe de fourmis provoque la malédiction, pour raconter un drame social. Lamia (Maya Laimech), une jeune enseignante, est forcée au mariage par son père alors qu’elle était attachée à Djamel (Malik Benchiha), chômeur. Parallèlement, des écoliers, en quête de liberté, se débrouillent pour que l’enseignante n’assure pas le cours du jour.


Influences cinématographiques


Les deux histoires s’entremêlent sur fond d’un peu de fantaisie. Les dialogues sont rachitiques mais les images expressives. Même si le film laisse un goût d’inachevé, il suggère des pistes de réflexions sur notamment le rapport à l’école, la contrainte sur le mariage, l’oppression sociale, la vulnérabilité du chômeur, le poids des traditions…Un concentré de thèmes « travaillé » par Yazid Yettour selon ses influences cinématographiques (le suédois Ingmar Bergman, les belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, le cinéma russe, etc). Le cinéaste dit faire confiance à l’intelligence du spectateur pour tout comprendre. Dans le film, l’école est quelque peu maltraitée.


« Les enfants veulent prendre de l’air »


« Il n’y a pas de connotation négative par rapport à l’école même si on peut critiquer cet aspect là (système éducatif). On sait que de nos jours les enfants en souffrent quelque peu surtout au niveau primaire par rapport à la charge du travail (volume horaire). Il y a une part de naïveté de la part des enfants dans le film, un certain rejet, les enfants veulent jouer, prendre de l’air », a souligné Yazid Yettou lors du débat qui a suivi la projection. Le film a été tourné dans le village de Mellakou dans la région de Tiaret.  


Malik Benchiha s’est plutôt bien débrouillé dans le rôle du chômeur désabusé avec un jeu instinctif. « Je n’ai pas étudié le cinéma et le théâtre. je joue naturellement. Je lis le scénario, j’essaie de comprendre la vision du réalisateur et j’interprète le rôle à ma manière. Je travaille à 70 % avec le réalisateur, le reste c’est moi. Mais, je veux continuer d’apprendre », a confié Malik Benchiha lors du débat. Ce comédien a été révélé en 2013 par le court métrage « N’sibi » (le beau-frère) de Hassene Belaid. Il a été distribué en 2014 dans le film « El Wahrani » de Lyes Salem. 

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