L’Algérie présente à «Expo 2020 Dubaï» avec un pavillon Casbah

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L'Algérie présente à «Expo 2020 Dubaï» avec un pavillon Casbah

L’exposition « Expo 2020 Dubai» a été ouverte, vendredi à Dubaï au Emirats arabes Unis, avec la participation de l’Algérie qui œuvre, à travers son pavillon, à mettre en exergue la profondeur de sa civilisation et ses ambitions futures.

La participation de l’Algérie à cette manifestation qui se poursuit jusqu’en mars 2022, est la plus importante dans l’histoire de sa participation à de telles expositions universelles, d’autant qu’elle y prend part pour la 1ère fois avec un pavillon sis dans une structure entièrement indépendante.

Conçu selon le style de la vieille Casbah d’Alger, ce pavillon sera un portail de la culture, de l’histoire et du développement en Algérie.

La conception du pavillon algérien a focalisé sur le concept de « Rihla» (voyage de la vie), d’autant que le visiteur peut y découvrir l’Algérie dans tous ses aspects.

Le concept de « Rihla » adopté par le pavillon Algérie, s’inspire également du dynamisme que connaît le pays qui est passé par des étapes différentes dans son histoire et ambitionne de passer à d’autres étapes prospères.

Ainsi, la structure du pavillon constitue « un portail sur le futur », débutant avec la présentation du patrimoine, de la culture, des traditions et de la nature du pays pour mettre en exergue, par la suite, ses aspirations, ses innovations, sa position sur la scène internationale et son rôle pionnier en Afrique

La cérémonie officielle d’ouverture de l’Expo 2020 Dubai a eu lieu, jeudi soir, avec la participation de 192 pays.

« Expo 2020 » est organisée sous le thème « Connecter les esprits, créer l’avenir », avec le choix de trois sous-thèmes, à savoir, l’opportunité, la mobilité et la durabilité, d’autant que chacun de ces sous-thèmes aura son pavillon spécial.

L’Algérie participe à l’organisation de cette manifestation, à travers sa qualité de membre du Comité de pilotage qui est constituée de conservateurs généraux issus de 30 pays sur un total de 170 pays membres du Bureau international des Expositions.

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  1. En décembre 1948, le Comité Central élargi du PPA/ MTLD se réunit à Zeddine (Ain – Defla). La direction du parti se recherche. La base est bouillonnante, lassée par l’immobilisme de ses chefs qui s’accommodent petit à petit à la « bureaucratisation ». C’est dans cet environnement qu’un jeune cadre du parti, Hocine Ait Ahmed, présente son rapport/projet au Comité Central dans lequel il insiste « sur l’algérianité de la Révolution » sans aucune référence linguistique, en rappelant les idées d’indépendance, de révolution et de démocratie . Ce rapport préconisant la lutte armée, adopté à la majorité écrasante, suscite un espoir et donne un nouveau souffle aux jeunes militants avides d’action après les massacres de Mai 45. C’est dans cet esprit que la Fédération de France PPA/MTLD tente de clarifier la question nationale soutenant l’égalité des langues et cultures arabe et berbère. Mais la Direction du Parti réagit violement et décide la dissolution pure et simple de la Fédération.
    La presse coloniale s’empare de cette crise et la dénomme « crise berbériste ». La méfiance à l’égard des intellectuels persistera au sein du F.L.N après 54.
    Solutionnée , avec violence et bureaucratie, cette crise étouffe la démocratisation du parti et la question berbère durant toute la lutte armée. La vague de suspicion de séparatisme et de division n’était en réalité qu’une ruse de la direction. Car le même Ait–Ahmed, sera pourtant le premier diplomate algérien à faire reconnaître le Droit à l’autodétermination du peuple algérien à Bandoeng (Indonésie) comme l’explique Ferhat Abbas :.
    A l’indépendance, le spectre du berbérisme lié au séparatisme est nourri par les « nouveaux » révolutionnaires. La dimension amazigh est mise sous le boisseau. Les manuels scolaires et bien sûr le discours officiel l’ignorent.Pourtant l’histoire de l’Algérie , et du maghreb en général , fut ce qu’elle était avant l’arrivée des arabes . Aux yeux des Arabes*, cette conquête a été difficile.
    Tout commence en 670. Les Arabes fondent alors Kairouan – dans l’actuelle Tunisie -, leur premier camp retranché au Maghreb, et il leur faut quarante ans pour conquérir le Maghreb, alors que deux années avaient suffi à la conquête de l’Égypte et quatre à celle de la Syrie et de l’Irak. La conquête est ponctuée de révoltes antiarabes.
    Cela indique surtout, pour reprendre les thèses d’Ibn Khaldun, le plus grand historien du monde islamique, qu’en Égypte, en Irak, en Syrie, c’est-à-dire dans les premiers territoires conquis, les Arabes ont rencontré des armées grecques ou perses de métier ou de mercenaires, qui dominaient des populations désarmées. Tandis qu’au contraire, au Maghreb, ils se sont visiblement heurtés à des populations, dont certaines au moins, n’avaient jamais été contrôlées par un pouvoir d’État. Des populations qui avaient donc résisté au pouvoir d’État romain, avant de résister au pouvoir d’État arabe.
    En 682, le fondateur de Kairouan, Okba Ibn Nafi, est tué au retour d’un raid mené dans le Maghreb profond, près de Biskra dans une bourgade où se trouve aujourd’hui son tombeau. Les Arabes se replient sur Kairouan. Ils ne reprennent l’offensive que vers 695, et c’est là que se situe l’épisode fameux de la Kahina, la « devineresse » en arabe. Être combattu, et de surcroît vaincu, par une femme : il y avait de quoi attirer l’attention des chroniqueurs arabes, qui voient bien sûr dans ce gouvernement matriarcal le signe d’un primitivisme berbère.
    Quand les Français arrivent en Algérie, deux choses les frappent d’emblée : d’une part, l’opposition entre une langue arabe des côtes et des régions telliennes, littorales, qui est plus ou moins d’origine « andalouse », et un arabe de l’intérieur. D’autre part, la distinction entre deux « races » : les Arabes et les Berbères. Après l’indépendance, mais cela a été le cas dans tout le monde islamique, les nouveaux pouvoirs ont décidé que les minorités n’existaient plus, dans une phase volontariste de construction de la nation. C’est aujourd’hui, partout et pas seulement en Algérie, un échec.

    Un retour , plus qu’intéressant, sur l’histoire d’un pays qui n’arrive pas à retrouver son équilibre identitaire par le fait de ses gouvernants, pour une Algérie Algérienne.

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