Alger et Tunis plaident pour « l’unité de la Libye », refusent « les interventions étrangères »

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Les présidents algérien et tunisien Abdelmadjid Tebboune et Kaïs Saïed ont plaidé, à Tunis, pour une solution libyenne à la crise dans ce pays et dénoncé la présence étrangère.


La situation en Libye a été abordée lors de la visite d’Etat de deux jours du président Abdelmadjid Tebboune en Tunisie. Visite entamée mercredi 15 décembre 2021. Il existe, selon Kaïs Saïed, une coordination continue entre les deux capitales sur la situation en Libye.


« Nous partageons la même vision et la même approche sur les défis qui se posent à la région. Encore une fois, il n’y aura pas de stabilité en Libye que c’est la solution soit l’émanation de la libre volonté du peuple libyen. C’est lui qui décide de son destin en toute souveraineté. La solution doit être libo-libyenne », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue algérien.  


Les interventions étrangères ont, selon lui, compliqué la situation en Libye.


« Nous refusons la division de la Libye »


« Nous refusons la division de la Libye. La Libye doit restée unie avec une seule capitale. La situation sécuritaire dans ce pays constitue pour nos deux pays un lourd fardeau. Nous ne voulons que la paix en Libye et l’unité du peuple libyen. Et n’abandonnerons jamais nos frères libyens », a souligné le président tunisien.


« Je suis entièrement d’accord avec mon frère Kaïs que la solution en Libye n’émane que des libyens eux-mêmes. Je souhaite que la Libye se débarrasse des mercenaires et des forces étrangères et que la concorde revienne entre frères », a plaidé le chef d’État algérien.


Il a indiqué que la situation dans la région sahélo-saharienne et le renforcement de l’action arabe-commune ont été également abordés avec son homologue tunisien.


« Nous ne voulons pas consacrer la division arabe »


« L’Algérie s’apprête à accueillir le prochain sommet arabe (en mars 2022). Nous voulons que ce sommet soit rassembleur. Je lis à partir de Tunis, nous ne voulons pas consacrer la division arabe », a déclaré Tebboune.


Il a estimé que la réintégration de la Syrie à la Ligue arabe contribuerait à renforcer les rangs arabes. « Le peuple syrien n’a fait aucun mal. Idem pour le peuple palestinien. Les interventions extérieures ont contribué à affaiblir ces deux États (Syrie et Palestine). Il existe tous les attributs pour qu’un Etat soit créé en Palestine », a-t-il dit.


Kaïs Saïed a souligné que la Tunisie traite avec l’Etat syrien. « Parler du régime est une question interne, cela ne concerne que le peuple syrien. Certains, malgré leur expérience, ne font pas la différence entre Etat et régime », a-t-il relevé en évoquant les tentatives de morceler la Syrie en plusieurs Etats.  


Tebboune a souhaité que le sommet d’Alger mette fin aux divisions entre pays arabes et rétablisse « la concorde entre frères ». « La moindre des choses que les pays arabes peuvent faire est de s’accepter mutuellement. Ce n’est pas impossible. En réalité, il n’y a pas de grands différends entre les pays arabes. Nous continuerons à refuser l’ingérence d’un Etat dans les affaires intérieures d’un autre Etat. Les pays arabes doivent reconstruire leurs relations sur la base de cette philosophie. Certains pays arabes ont célébré des déchirements dans d’autres Etats arabes. Cela est-il acceptable ? », s’est-il interrogé.
Les pays arabes doivent, selon lui, être vigilants. « Tous les Etats sont programmés pour être divisés. La moindre des choses est donc d’être solidaires », a-t-il conclu. 

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