Arkab : Mise en exploitation de la mine de Gara Djebilet en 2021

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Mine Gara Djebilet à Tindouf
Mine Gara Djebilet à Tindouf

La mine de fer de Gara Djebilet, située à Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, sera mise en exploitation lors du premier trimestre 2021.

« Nous avons finalisé le cahier de charge relatif à l’exploitation de cet immense gisement de fer en vue de lancer un appel d’offre. Tous les aspects techniques ont été étudiés. Nous allons travailler pour trouver un partenaire en vue d’exploiter et de développer le gisement. La mine a besoin dans un premier temps d’une opération de déphosphorisation. Nous sommes en contact avec plusieurs sociétés dans le monde qui ont développé des techniques relatives à cette opération », a annoncé Mohamed Arkab, ministre des Mines, à Echourouk news.

Fin 2019, la wilaya de Tindouf a indiqué que des laboratoires étrangers ont effectué des tests industriels réussis sur des échantillons envoyés de la mine en vue d’une déphosphoration. En mars 2017, la société chinoise Sinosteel Equipment and Engineering a été chargée par la Société nationale de fer et d’acier (Feraal) de réaliser des études de préfaisabilité et de faisabilité des investissements de développement du gisement de Gara Djebilet, considéré comme l’un des plus importants au monde.

Selon les experts, l’exploitation de ce gisement permettra à l’Algérie de devenir un hub métallurgique en Afrique. Mohamed Arkab s’attend à la création d’au moins 3000 postes d’emplois directs dans la phase projet et d’autres emplois indirects au niveau des infrastructures annexes. Situé à 170 km au sud-ouest de Tindouf, le gisement de Ghar-Djebilet, qui s’étend sur 131 km2, est, selon les estimations, riche de 1,6 milliards de tonnes de minerai avec une teneur de 58 % de fer. Le gisement a été découvert en 1952. Le ministre a estimé les besoins nationaux en fer de 12 millions de tonnes par an.

Le secteur minier sera ouvert au privé

Selon Mohamed Arkab, les retards enregistrés ces dernières années dans l’investissement dans le secteur minier ont amené l’Algérie à importer des minerais et des matériaux pour l’équivalent d’un milliard de dollars. « Nous avons par exemple importé 500.000 tonnes de granit et de marbre alors qu’il existe en Algérie plus de 20 gisements de ces matières non exploités », a-t-il dit.

Pour réorganiser le secteur et relancer les investissements, la loi minière 14/05 du 24 février 2014 sera révisée. « Il s’agit d’ouvrir le secteur minier à l’investissement. L’exploration et l’exploration ne seront plus un monopole des sociétés nationales. Nous avons besoin de toutes les potentialités nationales, publiques ou privées, pour redynamiser le secteur des mines. Il faut avoir des partenaires étrangers.

La technologie n’est plus le monopole d’un seul pays. Nous allons chercher la technologie qui nous permettra d’atteindre l’efficience économique en Algérie », a-t-il noté. Le ministre a parlé également de la mise à jour des cartes géologiques et minières et de la formation des techniciens et ingénieurs devant intervenir dans toutes les phases (exploration, exploitation, développement et transport).

Exploitation des terres rares

Parlant du potentiel minier, Mohamed Arkab a indiqué que l’Algérie a une réserve de 2 milliards de tonnes de phosphate, 3 milliards de tonnes de fer, 70 millions de tonnes de zinc et de plomb et 124 tonnes d’or.

« Les explorations se poursuivent et les experts sont arrivés à d’autres découvertes qui vont multiplier les réserves nationales en minerais notamment en or. Des projets sont lancés en vue d’une exploitation des métaux rares comme le lithium et le béryllium. Le lithium est un élément important dans la production des batteries électriques. Il a d’autres utilisations dans les nouvelles technologies. Nous avons des indices sur la présence d’autres terres rares dans le pays(…) Notre objectif est de couvrir d’abord les besoins nationaux en matières premières surtout pour les industries de transformation. Nous ciblons également le marché mondial. D’où notre volonté de trouver des partenaires qui nous permettent de développer l’exploitation de métaux rares ou conventionnels », a précisé le ministre.

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