« Vandista.com » la vente en seconde-main arrive en Algérie

2
Vide dressing en ligne Vandista
Vide dressing en ligne Vandista

Le confinement a été pour certaines personnes une opportunité favorable pour innonver: la startup «Vandista.com» de Amina Djebbar en est une preuve. La jeune femme vient de lancer le premier vide-dressing en ligne en Algérie, une plateforme qui permet aux utilisateurs de vendre et d’acheter des vêtements et articles de maison en seconde main.

Depuis son lancement, il y a trois semaines, 300 comptes ont été créés. Les utilisateurs ont très vite adhéré au concept selon Amina. « Vandista.com donne l’opportunité à chacun d’entre nous de mettre en vente des vêtements qu’on ne porte plus où des articles de maison qu’on n’utilise plus. Cette plateforme permet à la fois au vendeur de gagner de l’argent, et à l’acheteur d’acheter à moindre prix. Cette solution diminue également les déplacements en cette période de propagation du virus, mais c’est surtout une façon plus responsable de consommer » précise Amina.

Cette solution de la seconde main est à la fois éthique et durable, selon Amina. Quand le consommateur sait qu’il peut revendre un vêtement ou un objet qu’il possède, il fera plus attention à son entretien. C’est aussi un mode de consommation écologique. L’industrie de la mode et de l’habillement en général est très polluante. En diminuant la consommation de vêtement et donc en achetant des articles déjà portés on protège la planète, souligne-elle.

Avant de lancer Vandista.com, Amina travaillait dans l’événementiel. À cause de la pandémie du coronavirus, l’activité de son entreprise s’est retrouvée à l’arrêt depuis mars. « L’événementiel est l’un des secteurs qui a été le plus touché, et il faut compter au moins deux ans pour que ça reprenne. J’ai profité de cette période de confinement pour penser un projet qui ne sera pas impacté par les conséquences d’une telle pandémie et qui propose à la fois un service à dimension sociale. C’est ainsi que Vandista est née ».

Que l’utilisateur soit vendeur ou acheteur, en se connectant à la plateforme, il doit créer un compte. S’il veut vendre un article, il le prend en photo, il met le descriptif (taille, marque, neuf ou porté…etc.), fixe le prix et attend qu’un acheteur le sélectionne. L’acheteur retrouvera l’article sur le catalogue de Vandista, une fois l’article choisi, l’acheteur peut payer en ligne ou à la livraison.

«L’acheteur peut récupérer son colis du point relais ou se faire livrer à domicile. Une fois qu’il a sa marchandise, il paie le livreur et nous lui faisons le virement sur son compte » précise Amina.

Le vendeur à deux manières de percevoir son argent, la plateforme propose « un porte-monnaie » en ligne qui lui permet d’utiliser son argent pour l’achat d’article sur Vandista. Ou sinon, il fait une demande de retrait et l’équipe Vandista lui fera virement sur son compte CCP ou bancaire.

Cette transaction se fait avec une «garantie de retour »: si en réceptionnant son colis l’acheteur trouve que l’article est défectueux, il dispose de 24 heures pour faire une réclamation. L’équipe « Vandista » comparera le produit avec les photos publiées par le vendeur et si effectivement l’article ne correspond pas à la description il sera retourné au vendeur, et l’acheteur remboursé.

Pour protéger les utilisateurs qui paient en ligne, la société d’automatisation des transactions interbancaires et de monétique (SATIM), a mis en place le code à usage unique. Celui-ci permet à l’acheteur de recevoir par SMS, au moment où il introduit ses coordonnées bancaires, un code pour ladite transaction qui protégera ses données.

Vendre du neuf c’est possible!

«Ce store professionnel est pour les personnes qui vendent des produits neufs. Ce n’est pas un vide dressing mais un placement de produits. La plateforme leur permet de gérer leur stock, de profiter du service de livraison, et de bénéficier de la notoriété du site pour booster leurs produits. C’est une opportunité pour les artisans et artistes aussi de mettre en vente leur œuvre » ajoute-t-elle. Un service premium a été pensé pour les personnes qui n’ont pas le temps de s’occuper de la vente de leur article. Une équipe de Vandista, récupère le colis et se charge de sa mise en vente.

La pandémie du coronavirus a affecté le pouvoir d’achat des Algériens. Acheter en seconde main constitue une solution. Il reste que c’est une nouveauté en Algérie. C’est pourquoi Amina estime qu’un travail de conseil et de sensibilisation est nécessaire à tous les niveaux.

Article précédentBilan-coronavirus: 238 nouveaux cas et 12 décès ces dernières 24 heures
Article suivantInternet: des participants algériens au championnat mondial de calcul mental disqualifiés

2 Commentaires

Laisser un commentaire