L’UCP répond au ministère de l’Intérieur

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L'UCP répond au ministère de l'Intérieur
L'UCP répond au ministère de l'Intérieur

Le parti de l’Union pour le changement et le progrès (UCP) a réagi ce vendredi 23 avril 2021 à l’annonce du ministère de l’Intérieur de poursuites judiciaires contre cette formation politique. Dans un communiqué de presse, l’UCP a dénoncé une « tentative du pouvoir de désinformer l’opinion publique quant à la régularité des activités de sa présidente ». Le communiqué apporte également des précisions et rejette les accusations du ministère de l’Intérieur.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé hier 22 avril 2021 avoir saisi la justice contre le parti de l’avocate et militante Zoubida Assoul, « en situation d’illégalité ». Dans un communiqué, le département de Kamel Beldjoud dit avoir constaté la « non-conformité » du parti avec la législation en vigueur, citant notamment la loi organique relative aux partis politiques. Le ministère de l’Intérieur poursuit que « malgré cette absence de statut juridique, Mme. Zoubida Assoul « poursuit ses activités sous couvert de ce parti ».

Le même communiqué poursuit que l’avocate a déjà été invitée « à régulariser sa situation », conformément à la loi et « malgré plusieurs mises en demeure », l’avocate n’a pas donné suite. Le ministère estime ainsi que la concernée est « allée trop loin avec des comportements en contradiction avec les dispositions régissant l’exercice des partis politiques ».

L’UCP dénonce des « propos menaçants »

Ce vendredi, l’UCP a rappelé avoir tenu son congrès le 10 avril dernier, en présence d’un huissier de justice, et « ce conformément à la loi organique régissant les partis politiques ». Le communiqué poursuit qu’une conférence de presse a été tenue le lendemain, le 11 avril, durant laquelle Zoubida Assoul avait annoncé la position de son parti quant aux prochaines législatives.

Cette conférence s’est tenue « en présence d’un officier des renseignements généraux de la Sûreté de la wilaya d’Alger, sanctionnée par un communiqué publié sur la page Facebook de l’UCP et repris par la presse nationale ».

Le parti affirme également dans un communiqué avoir publié ses statuts, « comme l’exige la loi » et que « l’huissier de justice a établi son procès-verbal et sera « transmis au ministère de l’Intérieur avec tous les documents dans les délais prévus par la même loi ».

« L’UCP et sa présidente remplissent toutes leurs obligations administratives et donc activent en toute légalité conformément à la loi », porsuit-on.

La militante et avocate a également fait remarquer que le communiqué du ministère de l’Intérieur, qui «ne comporte ni date, ni signature de son auteur, ni référence, comme le prévoient la réglementation et règlements en la matière », « comporte des propos menaçants » à l’égard de Mme. Zoubida Assoul.

L’UCP dénonce et condamne « ces pratiques qui s’inscrivent dans une volonté manifeste du pouvoir d’éliminer toutes les forces démocratiques de la scène politique ».

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3 Commentaires

  1. Vous n’avez pas a devancé ou influencer les décisions de la justice,donc laissant la justice faire son travail ok!

  2. Pourquoi les avocats qui se sont accordés un statut d’activistes politiques dont on ignore les fondements légaux acceptent de plaider devant une justice à laquelle ils ne croient pas et passent leur temps à la dénoncer. Ainsi toutes les affaires judiciaires deviennent des affaires politiques ! Un parti non agréé est un parti qui n’existe pas juridiquement parlant. Le premier à le savoir est l’avocate. L’agrément d’un parti politique exige qu’il respecte toutes les lois de la République. Or toutes ces affaires sont critiquées publiquement par ces activistes politiques qui oublient et piétinent leur statut. Donc c’est kafkaïen.

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