Tunisie: les Etats-Unis démentent avoir financé la campagne du président Kais Saied

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Les Etats-Unis ont démenti le 21 avril avoir financé la campagne électorale de Kais Saied, un universitaire néophyte en politique élu président de la Tunisie en 2019

Les Etats-Unis ont démenti le 21 avril avoir financé la campagne électorale de Kais Saied, un universitaire néophyte en politique élu président de la Tunisie en 2019, après les accusations en ce sens d’un député islamiste controversé.

Il s’agit de la dernière polémique en date dans un contexte de crise politique dans le pays.

« Le gouvernement américain n’a pas fourni de fonds à la campagne présidentielle du président Kais Saied« , a tweeté mercredi soir l’ambassade américaine à Tunis. « Les Etats-Unis réaffirment leur respect pour l’intégrité et la souveraineté de la démocratie tunisienne ».

Cette réaction fait suite à des déclarations diffusées sur Facebook par le député radical Rached Khiari, élu sous l’étiquette du parti islamiste nationaliste Karama qui fait partie de la coalition gouvernementale aux côtés du mouvement Ennahdha.

Le parlementaire a assuré détenir des documents, sans les montrer, prouvant que M. Saied avait reçu jusqu’à 5 millions de dollars de l’agence de renseignements américaine CIA pour financer sa campagne électorale, par l’intermédiaire de son directeur de campagne.

Kais Saied à couteaux tirés avec Ennahda

Un enquête a été ouverte à la suite de ces déclarations. M. Khiari, qui s’était déjà illustré par des propos justifiant la décapitation d’un enseignant en France en octobre, a indiqué qu’il devait être entendu en tant que suspect. M. Saied, élu sur fond de rejet de la classe politique au pouvoir après la révolution de 2011, a fait campagne sur la défense des slogans de cette mobilisation populaire (« le peuple veut… ») et du nationalisme arabe.

Depuis plusieurs mois, il est à couteaux tirés avec le principal parti parlementaire, le mouvement d’inspiration islamiste Ennahdha, qui l’accuse de chercher à élargir ses prérogatives au mépris de la Constitution.

La Tunisie fait face à une crise sociale sans précédent et à une situation épidémiologique liée au coronavirus difficile mais aucune sortie de crise n’est en vue, à défaut d’un dialogue entre les responsables politiques.

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