Sit-in de solidarité avec le journaliste Rabah Karèche

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Sit-in de solidarité avec le journaliste Rabah Karèche
Crédit: Twitter/Abdelmadjid Benkaci

Un sit-in de solidarité avec le journaliste Rabah Karèche a été observé ce dimanche 25 avril 2021 devant le siège du quotidien Liberté, dont il est correspondant en Algérie. Ses confrères ont exigé sa remise en liberté et la levée des obstacles à l’exercice du métier de journaliste.

Le journaliste Rabah Kareche a été placé le lundi 19 avril 2021 en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal de Tamanrasset. Convoqué pour une énième fois dimanche 18 avril 2021, le correspondant du quotidien Liberté à Tamanrasset a été placé en garde à vue avant d’être présenté ce lundi matin au Procureur de la république. Son dossier a ainsi été déféré devant le juge d’instruction qui a ordonné son incarcération.

Rabah Kareche est accusé de «et gestion d’un compte Facebook pour publication d’informations ayant pour but racisme et haine dans la société », de la « publication et diffusion au public de fausses informations pouvant porter atteinte à la sécurité et ordre public » et de « travailler avec n’importe quel moyen pour atteinte à l’unité nationale en dehors des articles 77 et 78 du code pénal ».

Il avait été maintes fois auditionné par la police après la publication de trois articles sur des affaires concernant des policiers au niveau local, qu’il a ensuite partagés sur Facebook.

Indignation et solidarité

Les écrits en question ont été publiés par Liberté durant la période allant du 17 octobre 2020 au 10 janvier 2021. Le 01 février dernier, il déclarait que « sur ordre du procureur de la République près le tribunal de Tamanrasset, j’étais convoqué, aujourd’hui, lundi 1er février 2021, par le bureau de la lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire de Tamanrasset pour m’auditionner au sujet de trois articles de presse publiés par Liberté, puis partagés sur ma page Facebook ».

Selon lui, l’interrogatoire, qui duré de 9h45 à 16h05, « a été axé sur ses principales sources et sur le fait de publier des informations relatives aux « ‘affaires en cours d’enquête » ».

Son incarcération a suscité la solidarité mais surtout l’indignation de citoyens et de ses confrères. Dans un communiqué, le quotidien avait exigé sa libération, estimant que qu’il s’agit « d’accusations fallacieuses qui cachent mal une volonté de faire taire le journaliste et l’empêcher d’accomplir en toute objectivité son travail ».

Les journalistes étaient nombreux à témoigner de son « sérieux et son professionnalisme », affirmant qu’il était emprisonné pour ses écrits.

Des citoyens à Tamanrasset, relayés par Liberté, le comité « Smaâna » créé pour soutenir Khaled Drareni et exiger le respect de liberté de la presse ou encore d’autres correspondants ont dénoncé son arrestation, son « harcèlement » puis sa mise en détention provisoire.

Demande de libertéRabah Kareche déposée

Une demande de sa remise en liberté a été déposée par son collectif d’avocats, au lendemain de sa détention. “La chambre d’accusation devra l’examiner cette semaine”, avait indiqué l’un de ses avocats.

En attendant, plusieurs journalistes ont observé un sit-in devant le siège de Liberté. Il scandaient des slogans pour la liberté de la presse, dénonçant la « hogra » que subit Rabah Karèche.

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