Seif al Islam Kadhafi refait surface et se voit bien Président de la Libye

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Seif al Islam Kadhafi refait surface et se voit bien Président de la Libye
Twitter/New York Times

Le fils de de feu Mouammar Kadhafi, Seif Al Islam Kadhafi, qui avait disparu des écrans radars depuis 2017, a refait surface et se voit bien président de la Libye.

Dans une interview inédite au « New York Times« , Seif al-Islam Kadhafi affirme vouloir « restaurer l’unité perdue«  de la Libye. Comment ? En se présentant à l’élection présidentielle prévue fin décembre dans son pays.

Dans la version magazine du prestigieux journal américain, le fils du Guide libyen Mouammar Kadhafi affirme être « le seul qui peut représenter l’Etat pour tous les Libyens ». Pour appuyer ses propos, il atteste que les hommes politiques libyens n’ont « apporté que misère. L’heure est au retour dans le passé. Le pays est à genoux (…), il n’y a pas d’argent, pas de sécurité. Il n’y a pas de vie ici. »

Seif Al Islam Khadafi « comme un poisson »

Âgé de 49 ans, Seif al-Islam Kadhafi est sorti de son silence dans cet entretien, repris par les Aagences de presse, pour la première fois depuis quatre ans.

En 2011, après la chute de son père, lors d’un soulèvement populaire qui mettait fin à 40 ans de pouvoir absolu, le clan Kadhafi était dissous. Les membres de la famille ont été tués, emprisonnés ou forcés à l’exil.

Seif al-Islam, lui, a été capturé en novembre 2011 par un groupe armé à Zenten, dans le nord-ouest de la Libye.

Après un procès expéditif, il a été condamné à mort en 2015 par le groupe le détenant qui a refusé de le livrer aux autorités ou à la Cour pénale internationale et a fini par le libérer en 2017. Selon lui, « désenchantés par la révolution », les rebelles qui l’ont capturé ont « finalement réalisé qu’il pouvait être un puissant allié« , a-t-il encore précisé lors de l’entretien.

Sa trace s’était perdue par la suite et on ne savait plus rien de lui.

Interrogé sur sa captivité et sur sa fuite et les refuges qu’il a trouvé. Seif Al Islam Kadhafi reond « nous sommes comme des poissons, et le peuple libyen est comme une mer pour nous ». « Sans lui, nous mourons. C’est là que nous recevons du soutien. Nous nous cachons ici. Nous nous battons ici. Le peuple libyen est notre océan. », ajoute-t-il.

Au New York Times, Seif al-Islam a affirmé qu’il était désormais un « homme libre«  et qu’il organisait un retour politique sans donner plus de détails.

Bien que condamné par un tribunal libyen et sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour « crimes contre l’humanité », il est aujourd’hui « convaincu que ces questions juridiques pourraient être négociées si une majorité du peuple libyen le choisissait comme chef », écrit le New York Times.

L’interview, réalisée en mai, a été publiée seulement ce dimanche. Elle s’est déroulée dans une « somptueuse villa de deux étages » à l’intérieur d’un complexe fermé à Zenten.

Le New York Times a également diffusé des photos de Seïf al-Islam prises pendant l’entretien, vêtu d’un qamis noir brodé de motifs dorés, barbe grisonnante et turban noir sur la tête.

Après une décennie de lutte pour le pouvoir sur fond d’ingérences étrangères, la Libye s’est dotée en mars d’un gouvernement provisoire. Il doit unifier les institutions et à ce titre, un scrutin législatif et présidentiel est prévu en décembre. Des élections générales que le gouvernement de Tripoli n’est pas sûr toutefois de mener à bien.

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