Rym Hayat Chaif : Le défi américain d’une jeune algérienne

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Rim Hayat Chaif : Le défi américain d’une jeune algérienne de 29 ans
Rim Hayat Chaif/ ARRIS AMOR

A 29 ans, Rym a déjà sillonné plusieurs pays avant de poser ses valises à Washington.DC aux USA. Après avoir expérimenté le journalisme humanitaire dans plusieurs pays (Grande Bretagne, Danemark, Italie), cette jeune de Tlemcen est actuellement chargée de recherche au sein du Global Press journal. En quatre ans, elle a appris à rédiger dans deux langues étrangères : l’italien et l’anglais.

En quittant l’Algérie en 2014, pour un voyage de court séjour, elle ne pensait pas qu’elle allait faire un long périple chargé d’émerveillements, de surprises et de découvertes. Les USA lui semblaient loin et pourtant c’est dans ce pays qu’elle va accoster et pour un long moment peut-être.

« Je travaille actuellement, avec Global expansion, sur l’évaluation du travail des médias dans les pays francophones, le moyen orient et l’Afrique du nord. En réalité, nous cherchons à connaitre les thèmes qui ne sont pas couverts par les médias de ces régions-là. Cela me donne l’envie de faire une thèse de doctorat», dit-elle en riant.

Après avoir soutenu son master en journalisme institutionnel, à l’Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information en Algérie, elle participe à une conférence sur la gouvernance d’Internet au Moyen-orient et en Afrique du nord, organisé par l’organisation d’aide au développement Hivos, dont le siège est aux Pays Bas.  C’était une grande opportunité de démarrage pour Rym, la bonne: « C’est à partir de cette rencontre que j’ai entamé mon premier travail avec le journal londonien Al-fanar. Cette expérience que j’ai menée non sans difficultés m’a ouvert les yeux sur le monde », raconte Rym d’un ton mélodieux et jovial. Sa vie est palpitante et cela transparaît clairement dans sa voix!

Quelques mois après, elle commence une collaboration avec le média électronique libanais Rassif 22. Alors qu’elle venait à peine d’explorer ces nouvelles aventures, elle se projette déjà dans le prochain voyage . En 2015, elle atterrit au Danemark pour un nouvel apprentissage et une nouvelle perspective d’avenir; car cette fois-ci elle va assurer le poste de community manager au sein de l’organisation Crossing Borders, pour traiter d’une problématique dont elle est particulièrement sensible, à savoir les journalistes en exil. La « fracture numérique en Algérie » et sa formation à dominance théorique, deux tares qu’elle partage avec ses confrères, devaient la freiner. Or, elle a réussi à dompter ses faiblesses pour en faire une source de motivation. 

En 2017, la jeune globetrotteuse atterrit au sud de l’Italie pour un master en médias. Ce n’était pas le moindre des défis car elle ne connaissait aucun mot de la langue de Dante. C’est ainsi, qu’elle a transformé cet handicap en une opportunité pour apprendre l’Italien : « On nous avait dit que la formation allait être en anglais et nous avons découvert après la finalisation des inscriptions qu’elle était en italien (rires). Je n’ai pas reculé et je me suis mise à apprendre la langue pour suivre la formation ».

Sortir des sentiers battus est devenu pour Rym un mode de vie. Cela lui permet de voyager et d’arpenter des pays, de découvrir les richesses des cultures étrangères (mais pas étranges) à la sienne, selon le regard qui est le sien. Elle perçoit cela comme des opportunités et des défis à relever : « Ces voyages représentent pour moi de belles expériences qui m’ont fait progresser, grandir et ouvrir les yeux sur le monde ».

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