Tipasa : report au 7 décembre du procès en appel de « Mme Maya »

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Tipasa : report au 7 décembre du procès en appel de
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La Cour de justice de Tipasa a décidé ce 30 novembre du report au 7 décembre du procès en appel de Nachinache Zoulikha-Chafika dite « Mme Maya » condamnée en première instance par le tribunal de Cheraga à 12 ans de prison ferme.

Cette décision de la chambre correctionnelle fait suite à une requête de la défense des accusés, motivée par l’absence de deux accusés principaux, Abdelghani Zaâlane et Mohamed Ghazi, respectivement ex walis d’Oran et de Chlef.

Nachinache Zoulikha-Chafika, dite « Mme Maya », a été condamnée le 14 octobre dernier par le tribunal de Chéraga à 12 ans de prison ferme assortie d’une amende de 6 millions de DA et la saisie de ses biens. Ses deux filles, Imène et Farah, ont été condamnées chacune à une peine de 5 ans de prison ferme assortie d’une amende de 3 millions de DA et la saisie de leurs biens.

Impliqués dans cette affaire, l’ancien wali de Chlef, Mohamed Ghazi, a été condamné à une peine de 10 ans de prison ferme, assortie d’une amende d’un million de DA, tandis que son fils a été condamné à 2 ans de prison ferme et une amende de 500.000 DA. Les griefs retenus contre les accusés dans cette affaire sont notamment « blanchiment d’argent », « trafic d’influence », « octroi d’indus avantages », « dilapidation de deniers publics », « incitation d’agents publics pour l’octroi d’indus avantages » et « transfert illicite de devises à l’étranger ».

Jugés dans cette affaire également, l’ancien wali d’Oran, Abdelghani Zaâlane, et l’ancien directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, ont été condamnés à 10 ans de prison ferme avec une amende d’un million de DA chacun. Les deux investisseurs et entrepreneurs, Belaid Abdelghani et Ben Aicha Miloud ont été condamnés respectivement à 7 et 10 ans de prison ferme avec une amende d’un million de DA chacun. L’ancien député à la retraite, Omar Yahiaoui (en fuite à l’étranger), a été condamné à 10 ans de prison ferme, assorti d’une amende d’un million de DA, avec la confiscation de ses biens et le lancement d’un mandat d’arrêt international à son encontre.

Mme Maya et ses deux filles doivent, selon le même verdict, verser 600 millions de DA de dédommagement au Trésor public. Durant son audience du 9 octobre dernier, la principale accusée, Zoulikha-Chafika, a reconnu que les facilités qu’elle a obtenu pour la réalisation de projets d’investissement, ont été obtenues par « l’intermédiaire de l’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et non pas via son secrétaire particulier », Mohamed Rougab, présent au procès comme témoin.

Affirmant qu’elle était en « contact direct » avec l’ancien Président Bouteflika, l’accusée a toutefois nié qu’elle se présentait pas aux walis des régions concernés comme étant la fille du Président, mais plutôt comme « Mme Maya », étant donné que Nachinache est son nom de jeune fille.

Mohamed Rougab a, de son côté, indiqué que la concernée « n’a jamais été reçue par l’ancien Président au siège de la présidence de la République », affirmant l’avoir reçu, lui même, « qu’une seule fois à la présidence en 2004 ». Il a signalé l’avoir présenté à Mohamed Ghazi, ex wali de Chlef, en tant que « Mme. Maya », pour le projet de réhabilitation du parc d’attraction d’Oum Droue, soulignant que « c’est l’ancien Président Bouteflika qui l’a chargé de la présenter à l’ex-wali de Chlef et non son frère et conseiller Said Bouteflika ».

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