La réévaluation des projets publics a coûté plus de 8900 milliards de dinars en seize ans

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La réévaluation des projets publics a coûté plus de 8900 milliards de dinars en seize ans
La réévaluation des projets publics a coûté plus de 8900 milliards de dinars en seize ans

A l’APN, le Premier ministre Aimen Benabderrahmane a révélé les montants dégagés pour réévaluer les projets publics depuis 2005.


« L’enveloppe consacrée à la réévaluation des projets publics de 2005 à 2020 est de 8908  milliards de dinars. Cette réévaluation s’explique par la non maturité des opérations et la non maîtrise des délais d’exécution », a déclaré, jeudi 16 septembre 2021, le Premier ministre, ministre des Finances, Aimen Benabderrahmane.


L’inscription de nouveaux projets publics ne se fera plus « sans une étude de faisabilité approfondie »


Selon lui, l’inscription de nouveaux projets publics ne se fera plus « sans une étude de faisabilité approfondie ». Un arsenal juridique a été prévu à cet effet.


Benabderrahmane est revenu sur les crédits accordés par les banques publiques ces dernières années. « Le montant des crédits bancaires accordés à l’économie nationale jusqu’au 30 juin 2021 est 10.387 milliards de dinars.  5065 milliards de dinars ont été accordés au secteur privé, presque 49 % », a-t-il dit sans préciser à partir de quelle date ce calcul s’est fait.


Durant les vingt dernières années, des hommes d’affaires et des chefs d’entreprises, proches du cercle du président Abdelaziz Bouteflika, ont profité de milliers de crédits bancaires, dégagés sur décision politique, pour financer des projets, certains n’ont jamais été exécutés et les crédits non remboursés.


D’où les poursuites pénales contre certains d’entre eux. Selon le Premier ministre, les crédits d’investissements ont constitué 71 % des engagements des banques durant la période de calcul.


« Le budget de l’Etat s’appuie à 30 % sur les recettes pétrolières »


« Le budget de l’Etat s’appuie à 30 % sur les recettes pétrolières et à 70 % sur la fiscalité ordinaire. Les exportations de pétrole constituent 96 à 97 % de nos recettes en devise », a-t-il précisé.  


Le gouvernement trouvera, selon lui, de nouveaux mécanismes pour financer son plan d’action, adopté jeudi 16 septembre par l’APN. Il s’agit notamment de recourir au marché financier avec la redynamisation de la bourse d’Alger et du renforcement du rôle des banques « dans l’accompagnement des investissements et des entreprises.


Le Premier ministre a évoqué l’ouverture du capital des banques publiques, la création de nouvelles banques privées algériennes et le développement de la finance islamique : « Nous voulons mobiliser de nouvelles ressources pour financer les activités économiques en dehors des banques et du trésor public. La finance islamique un instrument important pour mobiliser les épargnes et absorber les liquidités existantes dans la sphère informelle ».


Il annoncé que depuis la décision du gouvernement d’encourager la finance islamique en 2020,  310 guichets ont été ouverts dans les banques jusqu’à la fin mai 2021. « Plus de 15.000 comptes ont été ouverts avec un dépôt dépassant les 10 milliards de dinars », a-t-il noté.


16 entreprises de leasing en Algérie


Benabderrahmane a parlé également de Capital-investissement, de leasing et de marchés des capitaux comme d’autres formes de financement de l’économie. « Il existe en Algérie, 16 entreprises de leasing qui ont dégagé 162 milliards de dinars à la fin décembre 2020, en augmentation de 17 % par rapport à 2019 », a-t-il indiqué.


Un projet de loi consacrant le partenariat entre les secteurs public et privé sera bientôt présenté au Parlement. « Ce partenariat entre les secteurs public et privé permet de financer des projets d’équipements structurants et créateurs de postes d’emploi. Les prestataires privés qui participent au financement des projets publics peuvent prendre part à la gestion  et à l’exploitation des équipements », a expliqué Aimen Benabderrahmane. 

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