Ramzi Chergui, interpelle sur l’avenir de la planète avec son installation « le super marché des émotions »

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Ramzi Chergui, interpelle sur l'avenir de la planète avec son installation
Ramzi Chergui, interpelle sur l'avenir de la planète avec son installation "le super marché des émotions"

Venu d’Annaba, Ramzi Chergui participe à l’exposition « Extramuros », qui se tient aux Ateliers Sauvages jusqu’au 26 juin dans le cadre de la biennale « Design2021+1 ». Son installation « le super marché des émotions », tente de repenser les habitudes de consommation des individus et leur rapport au monde.

Ramzi Chergui est artiste autodidacte. Il est avocat de formation. Après 4 ans d’exercice, il décide de se consacrer entièrement à l’art. Il expose pour la première fois à la biennale Algéro-française de design.

Dans une pièce aux Ateliers Sauvages, Ramzi Chergui a reconstitué le super marché en détournant l’usage de certains produits. Des bidons de lessive transformés en vases contenant des fleurs. Des émotions en boîtes de conserve labélisées bio. Des eaux de parfum devenues eaux d’émotions. Une manière pour cet artiste de « dénoncer les dérives de la société de consommation ».

« L’idée de cette installation est née d’un constat: la surconsommation et ses conséquences sur l’environnement. À travers les bidons de lessive détournés en vases, j’évoque la notion zéro déchets. Les émotions présentées dans des boîtes de conserve, c’est une façon de les matérialiser et de dire que les marchandises sont vectrices d’émotions d’où cette surconsommation », explique Ramzi Chergui.

Ramzi a le souci de l’esthétique. En entrant dans cet espace qui accueille son installation, le visiteur remarque que chaque objet est mis en valeur. Une lumière tamisée invite à la détente, les produits sont soigneusement exposés sur des présentoirs. Pour l’artiste, c’est tout l’intérêt du design. Évoquer des sujets graves avec le beau et l’esthétique.

Ramzi Chergui alerte: « la terre en sursis »

Ramzi Chergui, se dit particulièrement sensible à la question environnementale. Il estime que la crise de la biodiversité est liée directement à l’activité humaine.

« Je souhaite éveiller les consciences face à la question de l’écologie. L’empreinte humaine pèse lourdement sur la terre. Nous sommes les premiers responsables du réchauffement climatique et la crise de la biodiversité. Il faut absolument changer nos habitudes de consommation en inventant de nouvelles habitudes », précise-t-il.

Le supermarché du futur que Ramzi chergui a créé est selon lui une alternative révolutionnaire. Un concept avant garde et anticonformiste. Son but est de répondre à une problématique réelle qui est les dérives de la société de consommation et ses conséquences sur le changement climatique.

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