« Climate Change Culture Change », un projet pour apprendre et sensibiliser au changement climatique

0
"Climate Change Culture Change", un projet pour apprendre et sensibiliser au changement climatique

La problématique du changement climatique sera aux cœur d’un programme d’ateliers initiés dans le cadre du projet « Climate Change Culture Change » qui se tiendra du 3 au 6 avril à la Bibliothèque Mouloud Feraoun au Telemly. Cette première initiative, baptisée « منها نتعلم، منها نوعي », vise à apporter aux participants des connaissances théoriques, qui seront traduites en projets artistiques.

Pendant six jours, une douzaine de participants prendront part à un programme d’ateliers animés par des activistes, artistes et spécialistes dans le domaine environnemental.

Ces ateliers auront un volet théorique et un autre pratique. L’objectif est d’acquérir des connaissances dans le domaine environnemental, imaginer des scénarios sur le futur de la planète et traduire cela en installations et œuvres artistiques.

« Le programme a été pensé comme un fil conducteur. On entame les sessions de formation avec une partie théorique durant laquels la question environnementale sera abordée par le prisme scientifique et philosophique. Les après-midi seront consacrés à des activités pratiques. Et les deux derniers jours les participants imagineront des scénarios sur l’avenir de la planète qui se traduiront en œuvres réalisées par des matériaux naturels ou recyclés » explique Ikram Hamdi Mansour, initiatrice de ce projet.

Ikram Hamdi Mansour est éco-architecte. Son domaine est l’architecture durable. L’idée de ce projet « Climate Change Culture Change » est né après sa participation à un programme sur le changement climatique lancé en 2019 par l’ONG Friedrich Ebert.

« Dans le cadre de ce programme, les participants devaient faire un article politique sur les enjeux du changement climatique, et élaborer une série de recommandations qui résume notre vision quant à cette problématique, et comment sensibiliser les gens dans notre région. À l’issue de ce projet , j’ai appris entre autres, que la région MENA était sensible au changement climatique et qu’il était urgent d’avoir une prise de conscience générale. C’est là que l’idée de ce projet est né », dit-elle de la genèse du projet.

Concernant l’appellation donnée au programme, Ikram estime que les changements climatiques, engendrent systématiquement un changement dans notre perception des choses et notre mode de vie.

L’initiative « منها نتعلم، منها نوعي », est l’essence même du programme. L’objectif, selon Ikram, est non seulement d’acquérir des connaissances mais aussi de les transmettre et faire de la sensibilisation.

« Les deux derniers jours, les participants produiront les œuvres à la forêt Laperlier au Télémly. Il y aura une exposition des œuvres, ouvertes au public. Les gens qui ont participé aux ateliers rencontreront le public, et discuteront avec eux de leurs œuvres. On aura donc fait d’une pierre deux coups, former les gens et leur donner l’opportunité de partager leurs connaissances et sensibiliser », souligne Ikram.

Ce programme a été réalisé en partenariat avec « sac à tours », un club de voyageurs éco-responsable qui a pour but de contribuer au développement durable dans le tourisme en Algérie, précise Ikram.

Le changement climatique à travers l’art


Dans le cadre de ce programme d’ateliers, les participants réaliseront une fresque du climat. Ikram explique qu’il s’agit une activité ludique et pédagogique imaginée en 2015 par Cédric Ringenbach, ingénieur et enseignant qui a dirigé le Shift projet, think tank de la transition écologique.

L’idée est de réaliser une grande fresque, constituée de plusieurs cartes, qui nous permettent de développer ensemble des scénarios autour du changement climatique. Ce jeu permet d’avoir une réflexion sur les actions humaines et définir ses causes et conséquences, précise Ikram.

Ikram accorde une attention particulière à la sensibilisation par l’art. Elle estime que l’art et la culture 

sont un excellent outil d’inspiration, de stimulation, d’éducation.

Parmi les intervenants, Karim Tedjani créateur et administrateur du blog « nouara algerie » et le cofondateur de Diwanes de l’environnement.

Louise Dib et Riad Hamed Abelouahab ont ont co-initié et coordonné le projet « Massar 1 », un projet itinérant de « Land Art » dans toute l’Algérie en 2017.

Ikram donne rendez-vous au public le 6 avril prochain à la foret Laperlier pour venir découvrir les œuvres produites par les participants durant les six jours d’atelier. Elle aspire à faire de ce programme un rendez-vous ponctuel pour sensibiliser les gens au climat.

« La sensibilisation est un exercice qui s’inscrit dans le temps. Pour être sensible à une cause et agir en sa faveur, il faut d’abord avoir des connaissances solides. Le climat est un sujet vaste, c’est pourquoi nous allons consentir les efforts nécessaires pour que l’information circule et soit constamment enrichie », conclut Ikram.

LIRE AUSSI: Le Ksar de Tafilelt lauréat du prix « Energy globe national Award 2020 »

Article précédentDeux catégories d’Algériens autorisées à rentrer en Algérie
Article suivantParti des Travailleurs: « Putsch » au Mazafran et riposte de la direction légale du parti

Laisser un commentaire