OPEP+: l’Arabie saoudite hausse le ton sur le non-respect des quotas

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Pétrole: le Brent à 51 dollars
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Le ministre saoudien de l’Energie Abdel Aziz ben Salmane a haussé le ton jeudi face aux membres de l’Opep+ qui ne respectent pas les restrictions sur la production promises par l’alliance d’exportateurs pétroliers pour soutenir les cours.

« La conformité pleine et entière n’est pas un acte de charité, elle fait partie intégrante de notre effort collectif », a insisté le chef de file de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans une allocution retransmise en direct sur youtube, en amont d’une réunion mensuelle du cartel et de ses alliés.

Deux mauvais élèves, le Nigeria et l’Irak, sont régulièrement dans le collimateur de l’Organisation et accusés de dépasser les coupes de production qui leurs sont assignées.

« Des tactiques pour aller au-delà des quotas de production prévus ont été essayées à maintes reprises par le passé. Elles se soldent toujours par un échec (…) et entachent la réputation et la crédibilité » de l’organisation, a continué le demi-frère du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane.

« Ces fausses promesses discréditent non seulement ceux qui les font, mais affaiblissent notre objectif collectif », a-t-il argumenté, expliquant que le régime de compensation mis en place pour les mauvais élèves devrait rester une exception et ne pas être interprété comme une autorisation tacite à surproduire.

Les treize membres du cartel et leurs dix alliés, dont la Russie, se retrouvent tous les mois pour évaluer les effets sur le marché des coupes de production qu’ils s’imposent en réponse à la chute des prix provoquée par la pandémie.

Les producteurs avaient décidé en avril de réduire leur production conjointe de 9,7 millions de barils par jour (mbj) aux mois de mai et juin, puis d’alléger ces coupes drastiques progressivement: depuis le 1er août, les membres de l’Opep+ sont censés diminuer leur production à 7,7 mbj (sans compter les éventuels rattrapages des retardataires) puis à 5,8 mbj de janvier 2021 à avril 2022, voire au-delà.

En légère baisse avant cette intervention, les prix des barils de Brent et de WTI n’ont pas réagi, restant aux alentours de 40 dollars.

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