Le Dr Omar Aimer, un succès à la hauteur des sacrifices
Droits Réservés
Formation en marketing digital - Mojo CreaLab

Acteur dans l’industrie pharmaceutique à Montréal, le docteur Omar Aimer s’emploie à développer son expertise sur la pharmacovigilance, domaine qu’il a d’abord étudié en France avant son arrivée à Montréal en 2017.

Lorsqu’il se présente aux médias, cet ancien maître-assistant en pharmacie à l’université d’Oran, tient toujours à faire un peu de pédagogie en expliquant ce que recouvre la pharmacovigilance : « il s’agit de la surveillance des médicaments et la prévention des risques liés à leurs effets indésirables », nous dit-il.

À 12 ans, il assistait son père malade, pourtant lettré, dans la prise des médicaments pointant recommandations et mises en garde. « Je prenais du plaisir à lire les notices des médicaments et à en parler avec mon père ». Ce fils de Saida, ville qu’il chérit et dont il est prêt à accourir dès qu’elle l’appelle, a commencé très jeune à poser des questions sur les effets indésirables des médicaments. Il aura toute une vie pour élargir ses questionnements, apporter des réponses, et ouvrir de nouvelles perspectives de recherche.

Le parcours professionnel tranquille en Algérie, fait d’enseignements, de responsabilités qu’il a assumées au sein du laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques dont il a pris la direction de l’annexe d’Oran, ne lui suffisaient plus. Ses ambitions scientifiques dépassaient de loin les moyens dont il disposait et il lui fallait s’ouvrir à d’autres horizons. En 2008, il quitte alors l’Algérie pour occuper ses nouvelles fonctions à l’Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris,

Depuis cette date, Omar Aimer enchaine formations, publications, animation de cycles de conférences et de tables rondes sur ce thème, et ce à travers plusieurs pays. Ses succès lui procurent de l’épanouissement, alors que son cœur demeure suspendu à l’Algérie, qu’il pleure chaque fois qu’il prend l’avion pour ses pays d’accueil. Ses liens avec la terre qui l’a vu naître sont toujours forts, des liens qui ont donné naissance à des échanges scientifiques avec des associations d’étudiants en pharmacie qui le sollicitent pour animer des webinaires « Je répondrai toujours présent à l’appel de mes compatriotes. Je veux bien participer à la formation dans mon domaine de compétence », nous lance-t-il avec beaucoup d’enthousiasme.

Son riche parcours scientifique qui force le respect est le résultat de beaucoup de sacrifices et d’effort. En 2014, alors qu’il était encore attaché à la pharmacie à l’hôpital Raymond Poincaré à Garches, il reçoit le prix d’excellence pour ses travaux sur la qualité des soins et la gestion des risques. Toujours déterminé à avoir une meilleure maîtrise de son domaine de prédilection, il verse tout le montant du prix dans une formation de pointe.

Quand il arrive avec sa famille à Montréal en 2017, il suit le cheminement des nouveaux arrivants et passe par une conseillère en emploi qui le met sur LinkedIn « Nous sommes repartis à zéro. C’était trop difficile au début, mais nous sommes des persévérants mon épouse et moi ». En suivant les orientations de sa conseillère, il poste alors sur ce réseau social son article scientifique, dont la problématique est articulée autour de l’observation des patients traités par de la toxine botulique. Quelques jours après, Dr. Aimer a été contacté par Edward Glanville, du Congrès Mondial de la Sécurité des Médicaments, qui lui propose de présider une table ronde sur « La réglementation internationale en matière de pharmacovigilance », à Philadelphie.

Il assure la mission avec bonheur : « Il faut dire que dés je suis arrivé à Montréal, je me suis mis à étudier la législation canadienne et étasunienne en matière de pharmacovigilance. Je ne voulais pas perdre mon temps et finalement cela m’a beaucoup servi ».

Depuis, il a intégré ce réseau mondial de la pharmacovigilance dont les travaux se déroulent annuellement en alternance entre Amsterdam et Philadelphie et est devenu membre de la Société Internationale de Pharmacovigilance (ISoP) au bureau de Boston. Tant que la flamme de la découverte n’est pas éteinte, on aura certainement d’autres nouvelles du Dr. Aimer.

Article précédentLibération de trois détenus à Béjaïa
Article suivantMohamed Sari, président du Conseil national des arts et des lettres : «Nous allons élaborer le statut d’artiste et des métiers artistiques»

Laisser un commentaire