Le monde donne des signes de soulagement après la victoire de Joe Biden

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Joe Biden:

La victoire de Joe Biden aux élections présidentielles américaines face à Donald Trump est suivie par des expressions de soulagement à travers le monde et aux États Unis. The Boston Globe n’est pas tendre avec le président sortant : « M. Le président vous êtes viré ! ». « L’assaut de Donald Trump contre nos institutions et nos valeurs démocratiques va bientôt cesser », se réjouit, de son côté, The New York Times accusant le président sortant d’avoir versé dans « le nationalisme autocratique ». La victoire de Biden ou peut être la défaite de Trump a été célébrée dans les rues de Los Angeles, San Francisco, Washington et New York. « Les gens ont applaudi et sifflé de chez eux, joué du tambour, klaxonné depuis leurs voitures, lancé des feux d’artifices…Des cris et des sons de casseroles résonnent des balcons et des fenêtres », rapporte The Los Angeles Times. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #Byebye Trump est en tête des tendances.

« Nous l’avons fait ! »

« Soulagée. Nous l’avons fait ! », lance Mary Trump, la nièce de Donald. Elle s’est publiquement démarquée de la politique de son oncle en tant que président des États-Unis dans son livre « Trop et jamais assez : comment ma famille a fabriqué l’homme le plus dangereux du monde », paru début juillet 2020 aux États-Unis. Pour elle, le président sortant est un homme gravement atteint sur le plan psychologique. Pour Hillary Clinton, candidate démocrate à la présidentielle de 2016, le rejet des américains de Donald Trump est très clair. « C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour l’Amérique. En avant, ensemble », estime-t-elle. Trump avait insulté à plusieurs reprises Hillary Clinton lors de la campagne électorale de 2016. « Sale, pourrie, menteuse », a-t-il dit à son propos.

« Relation basée sur le respect »

En Afrique, la victoire du démocrate Joe Biden est largement saluée tant par les chefs d’État que par la presse. Les africains n’ont pas oublié que Donald Trump avait qualifié les États du continent de « pays de merde » avant de s’excuser. « Nos pays ont toujours été de fidèles alliés. L’étroite relation construite au fil des décennies se renforcera encore à l’avenir », écrit Ali Bongo Ondimba, président du Gabon. Cyril Ramaphosa, président sud africain, s’est dit prêt à travailler avec le nouveau locataire de la Maison-Blanche et de renforcer la coopération. Même message des présidents sénégalais Macky Sall et burkinabé Christian Kaboré. Muhammadu Buhari, président nigérian, premier chef d’État africain à avoir rencontré Donald Trump après son élection, appelle à la consolidation des relations économiques et diplomatiques avec les États- Unis. « L’Union africaine attend avec impatience une nouvelle relation plus forte avec les États-Unis, basée sur le respect et la coopération internationale », souligne Moussa Feki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine. Joe Biden a promis d’organiser un sommet avec les chefs d’États africains pour rompre avec la politique de son prédécesseur qui ne s’est jamais déplacé avec l’Afrique.

« Une source d’immense fierté » 

Les pays arabes et musulmans saluent aussi l’élection de Joe Biden. Durant son mandat, Donald Trump n’a pas cessé d’attaquer les musulmans décidant même de restrictions pour l’accès en territoire américain. « Mes chaleureuses félicitations au président élu Joe Biden, un ami et un partenaire digne de confiance dans la construction d’un Irak meilleur. Nous avons hâte de travailler ensemble pour atteindre nos objectifs communs et consolider la paix et la stabilité dans l’ensemble du Moyen-Orient », poste le président irakien Barham Salih. Mohammed Bin Zayed Al Nahyan, prince héritier des Émirats arabes unis, félicite Joe Biden et Kamala Harris pour leur victoire. « Nos vœux les plus sincères de réussite économique et de prospérité pour le peuple américain. Les Émirats et les USA sont amis et alliés, nous avons un solide partenariat stratégique que nous espérons consolider ensemble », souhaite l’homme fort d’Abu Dhabi. En Inde, le Premier ministre Narenda Modi, pourtant proche des idées de Donald Trump, a salué la victoire de Joe Biden et de sa colistière Kamala Harris, dont la mère est indienne d’origine. « Une source d’immense fierté », écrit-t-il sur twitter.

« Priorités communes »

Ursula Von Der Leyen, chef de la Commission européenne, et Charles Michel, président du Conseil européen, ont exprimé la volonté de « rebâtir » un partenariat « solide » avec les États Unis. « L’UE est prête à s’engager pour un partenariat transatlantique solide. Covid-19, multilatéralisme, climat et commerce international sont des défis à affronter ensemble », poste Charles Michel sur Twitter. Durant son règne, Donald Trump n’avait pas cessé d’attaquer l’Union européenne en raison de sa politique monétaire et commerciale. « J’ai beaucoup de problèmes avec l’Union européenne et cela pourrait se transformer en quelque chose de très gros de ce point de vue, du point de vue du commerce. Nous ne pouvons faire entrer nos produits. C’est très dur. Et pourtant, elle envoie ses produits chez nous: pas de taxes, très peu de taxes. C’est très injuste », a déclaré Donald Trump en janvier 2018. Boris Johnson, Premier ministre britannique, proche des thèses de Donald Trump, félicite Biden-Harris après leur victoire, parlant de succès historique. « Les Etats-Unis sont nos alliés les plus importants et j’ai hâte de coopérer étroitement sur nos priorités communes, du changement climatique au commerce et à la défense », note-t-il sur twitter

« Je veux guérir l’âme de notre nation »

Pour la chancelière allemande Angela Merkel, la relation transatlantique est irremplaçable « si nous voulons surmonter les grands défis de notre temps ». La relation Merkel-Trump était aussi conflictuelle sur de nombreux dossiers. « Nous avons beaucoup à faire pour relever les défis d’aujourd’hui. Agissons ensemble ! », écrit le président français Emmanuel Macron sur son compte twitter. Dans son premier discours après son élection , Joe Biden s’est engagé à être un président « qui ne veut pas diviser, mais unifier ». « Je veux guérir l’âme de notre nation, reconstruire la classe moyenne et travailler pour que les États unis soient respectés encore une fois dans le monde entier », a-t-il promis.

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