Le film « Mon frère chasse les dinosaures » : et si le superhéros était juste à côté de vous !

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Le film
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Le cinéma italien garde toujours sa fraîcheur. Il aborde des sujets sérieux comme la maladie avec humour. « Mio fratello rincorre i dinosauri » (Mon frère chasse les dinosaures) en est un exemple.


Ce long métrage, le premier, de Stefano Cipani, 33 ans, a été projeté, mercredi 10 novembre 2021, à la cinémathèque d’Alger, à l’occasion des 6ème Journées du film européen qui se déroulent depuis le 4 novembre 2021.


Jack (Luca Morello) est heureux d’apprendre l’arrivée bientôt d’un frère avec qui il va jouer. « Vous ne n’aurez plus la majorité ! », crie-t-il à ses deux sœurs. Dans une petite réunion de famille, à l’intérieur d’une voiture, garée dans un parking, la décision est prise: le petit s’appellera Gio.


Le père (Alessandro Gassmann, fils de Vittorio Gassmann) et la mère (Isabella Ragonese) apprennent que Gio (Lorenzo Sisto) est atteint du syndrome de down (trouble héréditaire causé par la présence de copies supplémentaires du chromosome 21).


« Un garçon spécial »


La nouvelle est choquante mais le couple de ne veut pas gâcher le bonheur des autres membres de la famille, venue à l’hôpital menée par une tante (l’espagnole Rossy de Palma), une femme haute en couleurs.


Le père de Jack arrive à convaincre son enfant que Gio aurait des super pouvoirs, « une garçon spécial », lui dit-il. Jack est aux anges. Au fil du temps Jack (Francesco Gheghi), devenu lycéen, peine à reconnaître l’existence d’un frère malade devant ses camarades, surtout Arianna (Ariana Becheroni) dont il est amoureux.


Attitude qui ne plait pas à son ami d’enfance Vittorio (Roberto Nocchi) qui ne comprend que Jack vive dans le déni et le mensonge.


Jack se lie d’amitié avec des musiciens en offrant ses services de batteur amateur. A la maison, Jack répète avec Gio qui l’accompagne au clavier, mais n’arrive pas à comprendre « le langage » musical de son frère qui lui paraît hors gamme.


Cohésion de la famille


Jack est parfois agacé par le comportement imprévisible de Gio, un enfant qui déborde d’énergie, qui court dans tous les sens, qui croque la vie à belles dents, qui jette les cornets de crème glacée dans la rue et qui ne doute à aucun moment de l’amour de son frère.


Au lycée, Jack découvre un autre univers avec des camarades qui s’habillent d’une manière extravagante, qui fument du cannabis. Son passage à l’âge adulte se fera grâce à Gio et à sa grande vitalité. Et si le super héros était juste à côté. Aux yeux de Jack le monde n’est plus même, n’a pas plus le même sens.


Stefano Cipani s’est inspiré de l’histoire vraie de Giacomo Mazzariol, racontée dans un livre, un best-seller vendu à à des milliers exemplaires en Italie. Le film célèbre la famille avec un certain idéalisme, voire romantisme, plaide pour sa cohésion et défend la différence. Un comédie-dramatique qui explore aussi la vulnérabilité de l’humain face à l’être et au paraître, à la vie en société et à la crainte du « qu’en dira-t-on », du regard des autres.


Le film, une coproduction italo-espagnole, glisse aussi quelques idées sur l’Italie d’aujourd’hui, l’Europe en général, à l’image de cette scène où Jack et son ami veulent jouer du basket-ball dans un terrain déjà occupé par deux chinois. « Allons récupérer notre terrain », demande Jack.

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