Législatives: le FLN perd sept sièges, les indépendants en gagnent six

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Législatives: le FLN perd sept sièges, les indépendants en gagnent six
Législatives: le FLN perd sept sièges, les indépendants en gagnent six

Le Conseil Constitutionnel a proclamé, ce mercredi 23 juin au soir, les résultats définitifs des élections législatives du samedi 12 juin 2021.


Les indépendants renforcent leur présence à l’Assemblée populaire nationale, APN, en gagnant six nouveaux sièges, après les résultats définitifs annoncés par Kamel Fenniche, président Conseil constitutionnel, lors d’une intervention télévisée, diffusée mercredi 23 juin à 20 h 00.


Ils totalisent désormais 84 sièges, au lieu de 78, comme annoncé par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), mardi 15 juin. Mohamed Charfi, président de l’ANIE, a pris soin de préciser qu’il s’agissait de « résultats provisoires ».


Le FLN est le principal perdant, après l’annonce du Conseil constitutionnel dont les décisions ne peuvent faire l’objet de recours. L’ex-parti unique perd six sièges pour finalement obtenir 98 sièges, le résultat le plus bas pour le FLN depuis les élections législatives de 1997. A l’époque, le FLN avait obtenu 62 sièges, contre 156 pour le RND.


 Le MSP gagne un siège

Le MSP gagne un seul siège pour obtenir 65 sièges, moins qu’en 1997. A cette date, le parti islamiste avait obtenu 69 sièges, son plus important résultat depuis sa création par Mahfoud Nahnah.


Le mouvement El Bina perd un siège par rapport aux résultats annoncés par l’ANIE.


« Le Conseil constitutionnel n’a pas hésité à demander le transfert d’urnes pour faire des vérifications. Cela concerne plusieurs wilayas, je cite à titre d’exemple Batna, Biskra, M’Sila, Souk Ahras, Tlemcen, Bouira, Djelfa, Béjaïa et Naâma », a précisé Kamel Fenniche.


48 recours acceptés sur 361 reçus

Il a indiqué que le Conseil a écarté des candidats élus ayant des antécédents judiciaires ou n’étant pas en règle avec les services fiscaux.


Le Conseil constitutionnel a reçu 361 recours introduits par des partis et des indépendants. Il en a retenu 48, rejetant les autres pour non conformité avec la loi ou non présentation d’éléments justifiant le recours.


Après étude des recours, les résultats des législatives ont été modifiés à Batna, Alger, Béjaïa, Béchar, Tlemcen, Skikda, Souk Ahras, Touggourt, Sidi Bel Abbes et Nord et Sud de la France.


23 % de taux de participation

Selon le Conseil Constitutionnel, le taux de participation aux élections législatives était de 23 %. Il est pratiquement le même que pour le référendum sur la Constitution du 1 novembre 2020.


Le nombre des votants était, selon la même source, de 5.628.401 sur 24.453.992 inscrits. Le nombre de bulletins nuls était de 1.111.678,  les suffrages exprimés étaient de 4.610.723.


« Les jeunes de moins de 40 ans ont obtenu 136 sièges, soit 33,4 %  de l’Assemblée. Le nombre de sièges décrochés par les femmes est de 35, soit 8,5 % de l’APN. Les candidats ayant un niveau universitaire ont obtenu 274 sièges, soit 67,3 % de l’APN », a détaillé Kamel Fenniche.

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1 commentaire

  1. Peut importe celui qui a perdu ou gagné des sièges , puisque le véritable baromètre reste la non participation du peuple dans son écrasante majorité . Par cette formule hybride : partis politiques et indépendants , il est évident que l’assemblée nationale présentera un aspect hétérogène et émietté . Il est très difficile d’avoir une assemblée nationale élue par moins de 20 % de l’électorat. Mais , Il s’agit bel et bien, pour le pouvoir, de reconduire le FLN du monopole politique à un rôle hégémonique sur l’État et la Société. La transition à la démocratie exige une administration neutre et non partisane et une démocratisation de l’information, à l’exemple notamment des peuples des pays de l’Est qui ont réussi à imposer un véritable processus démocratique.L’ère des fausses légitimités historiques ou révolutionnaires est révolue. Le retour à la légitimité populaire commande que le FLN devienne un parti comme les autres. Il est aberrant, après tant d’annees de privilèges et de gestion désastreuse, qu’il puisse encore prétendre à un traitement privilégié. De même est-il inacceptable que les espoirs soulevés par l’ouverture démocratique puissent être compromis .

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