La journaliste Kenza Khattou remise en liberté, son procès reporté

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La journaliste Kenza Khattou remise en liberté, son procès reporté
La journaliste Kenza Khattou remise en liberté, son procès reporté

La journaliste Kenza Khattou a été remise en liberté ce mardi 18 mai 2021. Elle comparaitra libre à son procès, reporté aujourd’hui au 25 mai prochain, ont annoncé plusieurs avocats.

La journaliste du site d’information et web-radio, Radio M, a été présentée au Procureur près le tribunal de Sidi M’Hamed après 3 jours de garde à vue, prolongée à deux reprises. Elle est accusée d' »atteinte à l’unité nationale », de « publications pouvant porter atteinte à l’intérêt national », « d’incitation à attroupement non armé » et « d’outrage à corps constitué ».

Son dossier a été transféré au juge d’instruction qui a décidé d’une comparution immédiate de la journaliste.

Selon plusieurs confrères, l’audience a été suspendue lorsque Kenza Khattou s’est évanouie alors qu’elle répondait aux questions du juge. Les avocats de la défense ont ainsi introduit une demande de report du procès avec une remise en liberté de la journaliste.

La journaliste Kenza Khattou a été interpellée au 2e jour de l’Aïd El Fitr, vendredi, peu après le début de la marche, près de la Faculté centrale, à quelques dizaines de mètres de la rue Abdelkrim Khattabi.

Vague de solidarité avec Kenza Khattou

Elle a été placée en garde à vue dans la soirée du même jour.

Le placement en garde à vue de la journaliste a suscité la colère des journalistes, des militants, de partis politiques et de citoyens qui ont exprimé leur solidarité avec elle. Samedi soir, le média pour lequel elle travaille, Radio M, a réagi,  dénonçant un « acharnement » contre la journaliste, placée en garde à vue, affirmant être mobilisé avec les confrères de la presse pour sa libération.

Selon la même avocate, relayée par Radio M, Kenza Khattou se trouvait au commissariat situé à la rue Dr. Saâdane à Alger-Centre. Elle se trouvait néanmoins au commissariat central. Me. Assoul explique n’avoir pu voir la journaliste qu’en début d’aprè-midi. « Elle était un peu éprouvée. Elle a été auditionnée vendredi jusqu’à minuit. On lui a parlé de son travail de journaliste et de sa couverture. On lui a donné un PV un signer vers minuit. Mais elle ne pouvait pas voir sans lunettes », poursuit-elle.

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