Karim Tabou placé en garde à vue, interpellations dans plusieurs villes

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Karim Tabou placé en garde à vue, interpellations dans plusieurs villes
Karim Tabou placé en garde à vue, interpellations dans plusieurs villes

Le militant Karim Tabou a été placé en garde à vue mercredi 28 avril 2021 dans un commissariat à Chateauneuf (Alger). De nombreux militants ont été interpellés dans la même soirée à travers plusieurs wilayas, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Le porte-parole de l’UDS, parti non agréé, était visé par une plainte de Bouzid Lazhari, président du Conseil national des Droits de l’Homme, hué et chassé par Karim Tabou et d’autres citoyens mardi, lors de l’enterrement de Me. Ali Yahia Abdennour.

L’ex-SG du FFS s’était présenté dans l’après-midi du mercredi. Il a été relâché un PV vers 19H15 avant d’être relâché. De retour au commissariat pour récupérer un document, il est alors placé en garde à vue. « Des instructions d’en haut », lui ont justifié les éléments de la police, selon les avocats de la défense.

Ces derniers ont dénoncé une pratique « illégale », affirmant que cette mise en garde à vue « ne repose sur aucune loi du code de procédure pénale ». Il sera présenté ce jeudi 29 avril 2021 devant le Procureur près le tribunal de Bir Mourad Raïs.

La réaction de Karim Tabou à la venue de Bouzid Lazhari a suscité de très vives réactions. Militants, sympathisants ou personnalités étaient mitigées quant à son comportement. Une partie exprimait sa « compréhension » à l’égard du militant, emprisonné et placé en isolement pendant des mois, dans des conditions dénoncées par des avocats et militant pour les droits de l’Homme. D’autres affirmaient que le porte-parole de l’UDS était « politiquement mort », estimant que son comportement était « inapproprié » durant un enterrement.

Interpellations et garde à vue dans plusieurs wilayas

Les interpellations se multiplient depuis le 114e vendredi du Hirak. Mercredi, le militant Slimane Hamitouche a été interpellé par des policiers en tenue civile, à son domicile à Alger. Dans la même wilaya, selon le CNLD, Hakim Ouchbara dit Hakim Kimou a été arrêté à 14H dans son quartier.

A Tizi Ouzou, deux personnes ont été interpellées dans la soirée. Il s’agit de Lyes Idir et Idir Cherikh. Des étudiants, qui ont lancé une marche nocturne dans la ville de Tizi, ont été réprimés par les forces de l’ordre. D’autres arrestations ont été signalées.

A Blida, Hichem Khiat a été placé en garde à vue. Une perquisition du domicile du coordinateur national du Rassemblement des jeunes pour l’Algérie et co-fondateur de l’initiative Nida22 a été effectuée ce mercredi, après son arrestation sur le lieu de son travail, à la direction de Sonelgaz de Blida.

A Oran, Kaddour Chouicha et son épouse Jamila Loukil ont été relâchés. Ils sont convoqués à se présenter au commissariat central d’Oran ce jeudi 29 Avril 2021.

Depuis le 114 vendredi à hier, 15 personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue, selon le CNLD.

Le journaliste Saïd Bouddour figure parmi les personnes arrêtées. Il a été placé en garde à vue, renouvelée à deux reprises. Des membres de sa défense dénoncent « un mépris de leurs droits », affirmant que le journaliste garde encore « des marques de coups reçus ».

A Biskra, Okba Hamidi a été arrêté hier, mardi 27 avril avec perquisition au domicile familial. Il a été placé en garde à vue le même jour en attendant sa présentation devant le procureur.

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