L’Intérieur veut dissoudre RAJ, son président convoqué par la police

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Dissoute par décision de justice, RAJ fait appel

Le ministère de l’Intérieur et des collectivité locale a décidé de dissoudre l’association Rassemblement Action Jeunesse (RAJ).

Dans un communiqué de cette dernière, l’association active depuis près de 30 ans, a fait savoir que l’Intérieur a engagé contre elle une procédure judiciaire auprès du tribunal administrative. « RAJ a reçu ce mercredi 26 mai 2021 par le biais d’un huissier de justice une citation a comparaître devant le tribunal administratif d’Alger, suite à une requête déposée par le ministère de l’intérieur et des collectivités locales sollicitant la dissolution de l’association ».

Les raisons invoquées par le ministère, lit-on encore dans le communiqué de RAJ, sont le non respect de la loi régissant les associations. Les activités de RAJ, seraient selon le ministère de l’Intérieur, « sont en violation de la loi 12/06 régissant les associations et en contradiction avec les objectifs énumérés dans les statuts de l’association. »

Le président de RAJ convoqué par la police

Cette action engagée contre l’association est doublée d’une convocation de son Président Abdelouahab Fersaoui.

Ce dernier, apprend-on de RAJ a été destinataire d’une convocation de la police pour se présenter dans les plus bref délais au commissariat central de Bejaia, wilaya de sa résidence.

L’association RAJ, agrée depuis 1993, informe l’opinion publique qu’elle « va constituer un collectif d’avocats pour répondre à la requête déposée par le ministère de l’intérieur et tiendra l’opinion publique de l’évolution de la procédure administrative et de la convocation du président de l’association par la police. »

Le ministère de l’intérieur n’est pas à sa première action engagée contre des collectifs agrées. Deux partis politiques, à savoir celui de l’Union pour le Changement et le Progrès (UCP) de Zoubida Assoul et le Parti Socialiste des Travailleurs (PST) ont été ciblé par des actions en justice mettant en cause leur activité ou les gelant.

Si le parti de Zoubida Assoul, créé en 2013, est accusé d’activer sans agrément, ce n’est pas le cas du PST. Le ministère de l’Intérieur, avait-on appris le 22 mai de la direction du parti, a engagé des poursuites judiciaires en référé pour la suspension provisoire du PST, de toutes ses activités politiques et la fermeture de ses locaux.

L’association SOS Bab El Oued est, de son côté, accusé d’activer illégalement.

Le ministère de l’Intérieur a-t-il décidé de remettre en question les activités politiques des partis et associations de l’opposition?

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