Le FFS boycotte les Législatives du 12 juin prochain

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Le FFS boycotte les Législatives du 12 juin prochain

Le Front des Forces socialistes (FFS) ne prendra pas part aux Législatives du 12 juin prochain. Cette décision a été prise à l’issue d’un conseil national houleux où la base militante a fini par imposer sa feuille de route.

La majorité écrasante des membres du conseil national du FFS réunis en session extraordinaire à Alger a décidé de boycotter le scrutin du 12 juin prochain estimant que ce rendez-vous électoral ne réglera rien à la crise politique profonde que connait le pays. Le plus vieux parti d’opposition algérien, saisit cette occasion pour appeler les autorités « à un dialogue sérieux et responsable ».

Le parti de feu Aït Ahmed devient ainsi le troisième parti politique à rejeter le scrutin législatif après le Rassemblement pour la Culture et la démocratie (RCD) et le Parti des Travailleurs (PT).

Le fils de Aït Ahmed a poussé vers le boycott du FFS

Les observateurs du plus vieux parti d’opposition ont affirmé que le post de Jufgurtha Aït Ahmed, le défunt leader du parti mort en 2015, a pesé sur la décision de la majorité des militants.

« Non à une participation aux législatives, une évidence politique », a écrit le fils de Aït Ahmed qui souligne dans le sillage de cette position que « refuser d’aller aux élections ne veut pas dire faire <tomber le système> »


Pour Jugurtha Aït Ahmed, « nous avons besoin d’institutions fortes, d’une armée au service du peuple, d’un Etat » et d’ajouter « Pas question de se laisser entraîner dans le slogan populiste dangereux: Yet nahou Gâa. »

Des slogans qui selon le défunt leader de l’opposition algériens risque d’entrainer le pays dans « des scénarii à la libyenne ou à l’Irakienne. » Et d’assurer, une nouvelle fois, que « le combat politique du FFS est patriotique au service du peuple. »

La position du FFS était attendue depuis plusieurs semaines, notamment après le rejet et le boycott de ces législatives, par les deux autres partis, le Parti des Travailleurs et le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD).

La décision était d’autant plus attendue que la réception, par Tebboune, de deux responsables du FFS, a provoqué une levée de boucliers chez la base militante du parti.

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