Sami Agli appelle à
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Le Forum des Chefs d’entreprises (FCE) devient Confédération Algérienne du Patronat Citoyen (CAPC). La décision a été entérinée par l’Assemblée générale des membres tenue mercredi 22 juillet 2020 à Alger. « Pour choisir cette appellation, nous avons fait une consultation auprès des membres pour qu’ils fassent leurs propositions. Suite à cela, nous sommes sortis avec une short list. Algérie, Patronat et Citoyenneté sont revenus à chaque fois. Aujourd’hui, nous prônons l’entreprise citoyenne et l’acteur économique à travers l’éthique et le changement dans les pratiques. Durant les quatre derniers mois, nous avons prouvé le caractère citoyen de notre organisation avec la solidarité et l’action auprès de la population dans toutes les wilayas avec l’engagement de tous les membres. Le mot citoyen a fait consensus. Nous sommes et nous devons être une organisation citoyenne. Il y a eu une volonté d’aller vers le statut de confédération. Une manière d’identifier la forme juridique de l’organisation. Donc, CAPC n’est pas une appellation venue de nulle part. Cela répond aux demandes des membres pour s’éloigner de la politique, de respecter l’éthique et d’être utile au pays », a expliqué Sami Agli, président du CAPC, contacté par 24 H Algérie.

Il a précisé qu’une structuration est lancée pour la CAPC au niveau national. « L’Assemblée générale a signé la fin de ce que nous avons connu jusque là. C’est la fin du Forum des Chefs d’Entreprises. C’est un changement radical. On parle de rupture totale. Une rupture voulue, demandée et engagée. Aucun membre n’a demandé de garder le FCE. On va aller vers autre chose. La richesse de l’organisation est dans ses membres. Des membres qui veulent être dans une nouvelle organisation. C’est une étape historique. Nous avons organisé l’AG alors que 29 wilayas sont confinées. Malgré cela, nous avons réussi à mobiliser les gens. Certains membres ne sont pas venus, ont donné leurs procurations. Beaucoup nous ont écrit pour saluer la démarche », a ajouté Sami Agli

Assises économiques les 16 et 17 août 2020 à Alger

Il est revenu sur la rencontre avec le gouvernement, les organisations patronales et les syndicats organisée samedi 18 juillet 2020 pour la mise en place d’une commission de sauvegarde chargée d’évaluer les incidences causées par la pandémie du Coronavirus sur l’économie nationale. « C’était une réunion importante dirigée par le Premier ministre Abdelaziz Djerad. On a évoqué les effets de la Covid 19 sur l’économie et crée une commission présidée par Rédha Tir président du CNES (Conseil national économique et social) et Mohamed Chérif Belmihoub ministre délégué auprès du Premier ministre en charge de la Prospective. Nous étions huit à représenter le patronat et avons informé les présents de la réalité que vit l’entreprise privée et l’énorme dégât qu’a causé la Covid 19 au secteur économique. Il y a des secteurs complètement sinistrés aujourd’hui comme le tourisme, les services, les transports…», a détaillé le président de la CAPC.

Il a rappelé que son organisation a fait depuis une année plusieurs propositions sur les mesures d’urgence à prendre, sur le foncier industriel, sur l’attractivité du pays, sur le tourisme et sur les réformes bancaires. « Nous sommes entrain de travailler sur un gros document qui est un vrai plaidoyer pour l’économie algérienne reprenant toutes les idées et propositions que nous avons faites », a-t-il appuyé. Il a précisé que toutes les idées sur la relance de l’économie seront discutées lors d’assises prévues les 16 et 17 août 2020 à Alger.

Des assises qui regrouperont les ministres chargés du développement et de la relance économique, les opérateurs économiques, les banques et institutions financières, les syndicats et les organisations patronales. « Nous allons parler d’avenir, comment va être l’économie algérienne après la fin de la pandémie et quelles décisions à prendre. Ces assises économiques seront parmi les plus importantes jamais organisées en Algérie. C’est une occasion de se projeter dans le futur avec tout l’appui et la bonne volonté du gouvernement. Il y a une intention réelle et saine des pouvoirs publics de trouver des solutions et surtout dans l’inclusivité. On a associé tout le monde. La place est à l’union et au rassemblement. Pouvoirs publics, partenaires sociaux et patronat iront main dans la main pour trouver des solutions à cette crise qui, je rappelle, est une crise du pays », a-t-il plaidé.

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