El Guerguarat: opération militaire marocaine, le Sahara Occidental répond « avec la fermeté requise »

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El Guerguarat: opération militaire marocaine, le Sahara Occidental répond
El Guerguarat: opération militaire marocaine, le Sahara Occidental répond "avec la fermeté requise"
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Le Maroc a mené vendredi une intervention militaire dans la région d’El Guerguerat, au sud ouest du Sahara Occidental, où des Sahraouis manifestaient depuis le 21 octobre pour réclamer la fermeture définitive d’une brèche créée dans le mur de sable érigé par le Royaume du Maroc, rapportent plusieurs agences.

Le gouvernement sahraoui a affirmé que cette « agression » est une violation de l’accord de cessez-le-feu conclu en 1991. « L’Armée de libération populaire sahraouie a commencé à répondre avec la fermeté requise à cette agression », annonce-t-on.

L’agence sahraouie (SPS) a affirmé que les forces marocaines ont ouvert trois brèches dans la région d’El Guerguerat, où ils ont mené une « agression contre les civils sahraouis ».

Depuis plus de trois semaines, des Sahraouis représentant notamment des associations de jeunesse, des femmes, des travailleurs, d’organisations de défense des droits de l’homme et plusieurs ONG opérant dans le domaine socioculturel, observent des sit-ins à différents endroits le long du mur de sable érigé par le Maroc.

Ils manifestent pour exiger notamment la fermeture définitive de la brèche illégale d’El-Guerguerat dans l’extrême sud-ouest du Sahara occidental.

Les manifestations, se veulent, selon les organisateurs, un moyen de faire face aux manœuvres et provocations marocaines et réclamer l’organisation du référendum d’autodétermination, l’objectif pour lequel a été créée la Mission des Nations unies au Sahara occidental (Minurso).

Aussi, les manifestants appellent à mettre un terme à la « souffrance inacceptable » du peuple sahraoui face au silence de l’ONU notamment dans les territoires occupées.

Ils exigent également le « retrait immédiat des troupes marocaines des territoires sahraouis occupés et de dévoiler le sort des disparus ainsi que la libération de tous les prisonniers civils sahraouis détenus dans les geôles marocaines ».

Le Maroc, par son ministère des Affaires étrangères, a annoncé avoir décidé « d’agir, dans le respect de ses attributions, en vertu de ses devoirs et en parfaite conformité avec la légalité internationale, « aux provocations graves et inacceptables auxquelles se sont adonnées les milices du « polisario » dans la zone tampon de Guergarate au Sahara marocain ».

« Le Royaume du Maroc n’a eu d’autre choix que d’assumer ses responsabilités afin de mettre un terme à la situation de blocage générée par ces agissements et restaurer la libre circulation civile et commerciale », a déclaré le ministère dans un communiqué.
« Le Polisario et ses milices, qui se sont introduits dans la zone depuis le 21 octobre 2020, y ont mené des actes de banditisme, bloqué la circulation des personnes et des biens sur cet axe routier, et harcelé continuellement les Observateurs militaires de la Minurso », poursuit le MAE marocain.

Le gouvernement sahraoui a affirmé que « l’Armée de libération populaire sahraouie a commencé à répondre avec la fermeté requise à cette agression et à la marche hostile du Maroc qui inflige un sérieux revers à l’accord de cessez-le-feu signé entre les deux parties en 1991 sous les auspices de l’ONU et l’OUA, actuellement UA ».

Le Front Polisario et le gouvernement sahraoui tiennent le Royaume du Maroc « pleinement responsable de toutes les conséquences dangereuses de cette attaque sur la sécurité et la stabilité de la région, ainsi que sur l’avenir de l’Accord de paix qui est bloqué depuis des années en raison du non-respect de cet accord par le Maroc ».

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