Le documentaire « Hamada » clôture les 6ème Journées du film européen à Alger

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Le documentaire
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Le documentaire « Hamada » de l’espagnol Eloy Domínguez Serén a été projeté, jeudi 11 novembre au soir, lors de la clôture des 6ème Journées du film européen.


Ce film a été sélectionné sur proposition du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR). Le représentant de l’organisme onusien à Alger Agostino Mulas était présent lors de la projection à la cinémathèque d’Alger aux côtés de Stéphane Mechati, ministre-conseiller à la Délégation de l’Union européenne (DUE) à Alger, ainsi que le représentant de la direction de la protection civile et les opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne en Algérie.


Saluant la présence du public lors des Journées et le retour des spectateurs à la cinémathèque d’Alger qualifiée de « très belle salle »,  Stéphane Mechati a annoncé que d’autres événements autour du cinéma seront organisés dans le future en Algérie.
Salim Aggar est intervenu pour annoncer que les 6ème Journées du film européen étaient le dernier événement qu’il organise en tant que directeur général du Centre Algérien de la Cinématographie (CAC, Cinémathèque Algérienne)
Semaine du film Norvégien en 2022.


Il a précisé que Mourad Chouihi, directeur actuel du Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA), est désigné directeur intérimaire du CAC jusqu’à nomination d’un nouveau directeur général. Salim Aggar, nommé à la tête de la nouvelle chaîne internationale d’information continue Al24 news, a évoqué l’organisation en 2022  d’une semaine du film norvégien à Alger en coordination avec l’ambassade de Norvège à Alger. Un événement similaire sera organisé sur le cinéma argentin.


Discussions autour de tasses de café


« Hamada » (plateaux rocailleux dans le désert) est un film produit par trois pays scandinaves (Suède,Norvège et Danemark). Respectant les codes du cinéma du réel, le documentaire est tourné dans les camps sahraouis de Tindouf, dans le sud-ouest Algérien. Le quotidien des jeunes réfugiés est raconté presque en détail.


Les discussions autour des tasses de thé sont parfois animées. Les jeunes, qui sont souvent connectés au téléphone, parlent de leurs rêves, de leurs projets, de leurs déceptions. Ils bricolent pour passer le temps, tentent de créer un univers à eux. Et, ils ne cachent pas leur douleur de vivre parfois éloignés du reste du monde, au milieu du désert, en attendant le référendum au Sahara Occidental, une promesse remontant à 1991.


Trois ans dans les camps de réfugiés


Eloy Domínguez Serén est resté trois ans, entre 2014 et 2017, dans les camps de réfugiés pour « capter » ces moments, montrés parfois en plans serrés sans aucun commentaire pour ne rien rater des expressions du visage ou du mouvement des mains.


Le bruit est brut et l’image expressive.  Malgré l’amertume perceptible chez les personnages, le cinéaste a ouvert plusieurs fenêtres proposant l’idée que les vacuités désertes, balayées par le vent et écrasées par le soleil, sont une invitation à la réflexion sur l’état des réfugiés. Il y a aussi des moments d’humour vif et d’ironie acide dans ce film qui est loin d’être déprimant ou militant.


« Résilience des Sahraouis »


« Je connais la réalité des camps sahraouis. Et ce film a bien montré la résilience et la force des sahraouis et la frustration de la jeunesse en raison du manque de perspectives. C’est un film intéressant », a déclaré Agostino Mulas, après la projection. Il a rappelé que le HCR travaille sur 65 millions réfugiés à travers le monde. « Nous travaillons dans les camps sahraouis avec l’appui de l’Algérie et avec celle de la communauté internationale, l’Union européenne, l’Espagne et d’autres pays européens. Nous continuons à travailler sur la formation et sur l’éducation », a-t-il ajouté.

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