114e vendredi du Hirak: plusieurs manifestants interpellés, violente répression à Oran

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114e vendredi du Hirak: des dizaines de manifestants interpellés, violente répression à Oran
Crédit : Bob Khaled

Plusieurs manifestants ont été interpellés hier 23 avril 2021, lors du 114e vendredi du Hirak à travers des wilayas du pays. A Oran, des personnes ont été violemment réprimées. Tandis que des manifestants ont été relâchés dans la soirée, d’autres ont été maintenus en garde à vue en attendant leur présentation devant le Procureur demain, dimanche.

Dans la capitale, Smail Debaghi, frère des détenus Tarek et Soheib Debaghi, Aziz Riahi, frère des détenus Saïd Riahi et Malik Riahi ainsi que Mustapha Guira ont été placés en garde à vue et seront présentés devant le procureur du tribunal Sidi M’hamed. Selon le comité national pour la libération des détenus (CNLD), ils seraient une trentaine manifestants à avoir été interpellés avant d’être relâchés.

La même source a également signalé des interpellations à Oued Souf, M’Sila, Mostaganem et Sétif. Ils ont toutefois été relâchés.

Violente répression des manifestants à Oran

A Oran, la manifestation lors de ce 114e vendredi s’est déroulé dans une ambiance très tendue. Les manifestants ont ainsi été encerclés à la Place d’Armes. Plusieurs interpellations ont été effectuées par les forces de l’ordre, fait savoir le CNLD. Mais ce vendredi a surtout été marqué par une violente répression des manifestants par les forces de l’ordre, peu avant l’heure du iftar.

Selon les témoignages de manifestants, la charge des policiers n’a épargné ni jeune ni moins jeunes. Les images, diffusées sur les réseaux sociaux, montrent ainsi des dizaines d’éléments des forces de l’ordre courir derrière les manifestants et bastonner violemment ceux qui ont été attrapés.

Des manifestants arrêtés, tout comme le journaliste Said Bouddour, n’ont toujours pas été libérés.

Le 114e vendredi a été particulièrement marqué par la solidarité à l’égard des détenus, exprimée par les manifestants à travers leurs slogans et leurs pancartes tout en demandant leur libération.

L’Algérie a enregistré ces dernières semaines, à quelques mois des élections législatives, une recrudescence de la répression et des interpellations des manifestations. Les manifestants ont notamment exprimé leur solidarité avec les 22 détenus à la prison El Harrach, en grève de la fin depuis 15 jours, dont l’état de santé est « très inquiétant », selon plusieurs avocats de la défense.

La Cour d’Alger a confirmé la décision du tribunal de Sidi M’Hamed de les placer en détention provisoire.

Une semaine auparavant, Mohamed Tadjadit et 4 autres accusés ont été placés en détention provisoire.

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