Décès de Abdelkader Bensalah, ancien président du conseil de la nation

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Décès de Abdelkader Bensalah, ancien président du conseil de la nation

Abdelkader Bensalah, ancien président du conseil de la nation et chef d’Etat par intérim entre avril et décembre 2019, est décédé ce matin, annonce Salah Goudjil président du Conseil de la nation à l’ouverture du débat autour du plan d’action du Gouvernement.

Abdelkader Bensalah est né le 24 novembre 1941 à Fellaoucene, dans la wilaya de Tlemcen. Le défunt a un long parcours dans les différentes institutions depuis 1970.

Après un petit passage dans le journalisme, il a été successivement député, ambassadeur, sénateur et il a présidé les deux chambres du Parlement, avant d’assurer l’intérim du chef de l’Etat en 2019.

Depuis 1992, Abdelkader Bensalah est au plus haut sommet de l’Etat. Il est alors désigné membre du Conseil national de transition (CNT), un substitut au Parlement installé après l’annulation des Législatives en janvier 1992, de stopper le processus électoral. Il présidera ce Conseil entre 1994 et 1997. Il est ensuite désigné secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), la formation politique créée en février 1997 et qui avait raflé la majorité des sièges lors des législatives de juin de la même année.

Elu député, Abdelkader Bensalah préside la première Assemblée populaire nationale (APN) plurielle.

Sa carrière est confortée avec l’arrivée au pouvoir de Abdelaziz Bouteflika en 1999, qui s’appuyait sur les gens originaires de l’ouest du pays.

M. Bensalah était, depuis 2002, le président du Conseil de la nation, et le deuxième personnage de l’Etat, avant d’être nommé chef d’Etat par intérim le 09 avril 2019 après la démission de Bouteflika, sous la pression de la rue, le 02 avril 2019.

Le défunt sera inhumé demain au cimetière de Al Alia après la prière du Dohr. La présidence de la République a annoncé la mise en berne des drapeaux pour trois jours.

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2 Commentaires

  1. Toutes mes condoléances à sa famille .
    Tous ces responsables partent l’un après l’autre comme ils étaient arrivés au pouvoir . Il avait nommé un certain ministre la justice alors que la Constitution était claire sur de point, mais cette constitution existe lorsqu’elle les arrange alors qu’elle est maintes fois piétinée.
    Enfin , Dieu est seul juge des actes des uns et des autres.

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