Covid-19: Sanhadji soutient le maintien des frontières fermées

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Covid-19 et fermeture des frontières : incohérence et interrogations

La décision du maintien des frontières fermées fait couler beaucoup d’encre entre partisans et détracteurs de cette option. Des scientifiques viennent, cependant, apporter leur caution à la décision du maintien de la fermeture des frontières algériennes.

Pour beaucoup de médecins, l’apparition du variant britannique de la Covid-19 en Algérie et ailleurs justifie amplement la décision prise par le Gouvernement.

Dans une déclaration à la chaine 3 de la radio nationale, le professeur Kamel Sanhadji, président de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire, a salué cette décision et souligne que c’est la meilleure solution pour pour lutter contre la propagation du Coronavirus.

« Les frontières fermées stoppent la propagation du nouveau variant »

Le Pr. Kamel Sanhadji estime que « la préservation de la santé des citoyens est une priorité. Il est plus que jamais conseillé, sage, de pouvoir contrôler et arrêter la propagation du nouveau variant ».

Cependant, le professeur estime que la solution la plus adéquate en ce moment reste le maintien des décisions prises par le gouvernement. Dans le but de voir la situation s’améliorer et le nombre de cas contaminés se dégrader. Notamment, avec l’annonce récente de la découverte des deux (2) cas du variant britannique (Covid-19) en Algérie et la mise sous contrôle médicale de 5 autres cas suspectés.

Pour le Pr Sanhadji, l’ouverture des frontières et la reprise des vols internationaux reste encore une décision précoce face au danger des nouveaux variants. « Cette possibilité de contrôler et fermer les frontières extérieures, permet de maintenir un confinement de façon à ce que le variant soit arrêté », a-t-soutenu.

Frontières fermées depuis le 17 mars 2020

Pour rappel, l’Algérie a décidé le maintien de la fermeture de ses frontières, le 28 février. Selon le communiqué du Conseil des ministres diffusé le même jour, le chef de l’Etat a exigé le renforcement des mesures de prévention contre la pandémie de Covid 19 en Algérie « particulièrement la fermeture des frontières et de l’espace aérien surtout dans les conditions sanitaires mondiales actuelles avec la propagation des variants de Covid 19 ».

L’espace aérien algérien est fermé devant les vols internationaux depuis en mars 2020. Les frontières terrestres ne sont que sporadiquement ouvertes pour le passage de marchandises ou des aides pour les pays voisins.

Le 17 mars 2020, l’Algérie a suspendu ses liaisons aériennes et maritimes avec l’étranger dans les deux sens. Elle avait pris la même décision pour les dessertes aériennes avec la Chine le 5 février 2020. Seul le transport aérien et maritime des marchandises reste assuré.

L’Algérie a, toutefois, procédé à plusieurs vols de rapatriements. Au 21 décembre 2020, Air Algérie avait annoncé avoir rapatrié plus de 38.000 Algériens bloqués dans près de 30 pays.

Le rapatriement avait-on, indiqué alors, avait commencé avant même la décision du gouvernement de fermer le ciel le 17 mars 2020. Le premier vol a été programmé le 2 février 2020 pour transporter 45 algériens qui étaient bloqués à Wuhan en Chine. Après, et en quatre phases, Air Algérie affirme avoir effectué 138 vols de rapatriement et 30 vols charters à partir de 33 pays.

25.000 Algériens encore bloqués à l’étranger

Selon les listes fournies par le ministère de l’Intérieur, il y a encore 25.000 Algériens à rapatrier et qui sont déjà inscrits sur les listes.

Les listes des personnes à rapatrier, selon les urgences, sont établies par les consulats d’Algérie à l’étranger.

Beaucoup d’Algériens résidents à l’étranger ne peuvent cependant pas rentrer au pays depuis une année en raison des listes d’urgences et priorités.

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